Une délégation de Dubaï était bien entendu présente au congrès de l’IAA qui se tenait à Beyrouth la semaine dernière. Elle est venue établir des contacts avec les gens du métier pour les attirer dans la nouvelle Cité médiatique de Dubaï, inaugurée en janvier 2001. Ce projet ambitieux fait partie de la stratégie de l’émirat qui cherche à diversifier ses sources de revenus après avoir profité du boom pétrolier. Mis en place sous l’égide de cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, ce projet consiste en une zone franche, dotée d’une autorité autonome, au sein de laquelle Dubaï veut attirer les plus grandes entreprises du monde des médias et de la publicité. Plusieurs d’entre eux ont déjà répondu à l’appel, tels que CNN, qui a établi son bureau régional à la Cité médiatique de Dubaï et y a lancé un site Internet en arabe. La chaîne panarabe MBC y a transféré son siège qui se trouvait précédemment à Londres. L’agence de presse internationale Reuters a établi son bureau régional dans la région et l’AFP est en négociations pour en faire de même. Au total, 370 entreprises sont installées dans la Cité médiatique. Elles proviennent de 42 pays différents et plus de 70 % pénètrent pour la première fois dans la région. Pour attirer ces grands noms dans un espace créé de toutes pièces, l’autorité de la Cité médiatique a conçu une offre qui se veut complète. L’argument principal est d’abord celui des infrastructures. Dubaï offre « un réseau de communications et les technologies de l’information les plus modernes à des prix compétitifs », explique l’un des directeurs du projet, Abdoul Hamid Juma. Des investissements en la matière ont déjà été réalisés à hauteur de 270 millions de dollars et un total de 2,5 milliards est prévu d’ici à 2010. La zone de 400 hectares est par exemple entièrement reliée à un réseau de fibres optiques. Les entreprises bénéficient du statut de la zone franche qui leur permet d’échapper aux lois en vigueur dans le reste de l’émirat. Ceci signifie qu’elles ont notamment la possibilité de conserver 100 % de la propriété de leur projet, sans avoir besoin de s’allier à un ressortissant du pays, et qu’elles bénéficient d’une exemption de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu pendant 50 ans. Le troisième argument, surtout pour les agences de publicité et de marketing, est la proximité des annonceurs. Beaucoup de grands groupes internationaux ont en effet choisi Dubaï comme siège de leur bureau régional. Sachant que la zone que couvre Dubaï s’étend de l’Égypte à l’Inde, comme l’explique M. Juma. Pour compléter la « plate-forme » médiatique surgie du désert, Dubaï souhaite attirer chez elle ce que M. Juma appelle des « talents ». L’idée part du principe qu’une entreprise a besoin de trouver dans son environnement immédiat des partenaires contractuels. Cela est particulièrement vrai dans le domaine des médias et de la publicité où des travailleurs indépendants sont embauchés en fonction des projets. La Cité médiatique offre donc toute une série de facilités aux individus qui souhaitent s’y installer. Une centaine de free-lance se sont déjà laissé tenter. Sibylle RIZK
Une délégation de Dubaï était bien entendu présente au congrès de l’IAA qui se tenait à Beyrouth la semaine dernière. Elle est venue établir des contacts avec les gens du métier pour les attirer dans la nouvelle Cité médiatique de Dubaï, inaugurée en janvier 2001. Ce projet ambitieux fait partie de la stratégie de l’émirat qui cherche à diversifier ses sources de revenus après avoir profité du boom pétrolier. Mis en place sous l’égide de cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, ce projet consiste en une zone franche, dotée d’une autorité autonome, au sein de laquelle Dubaï veut attirer les plus grandes entreprises du monde des médias et de la publicité. Plusieurs d’entre eux ont déjà répondu à l’appel, tels que CNN, qui a établi son bureau régional à la Cité médiatique de Dubaï et y a lancé...
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