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Voile Guy Bernardin n’est pas rassasié

Le Français Guy Bernardin a vécu des moments particulièrement périlleux au cours de ses 20 ans de navigation, mais c’est d’un dentiste australien qui l’a un jour secouru qu’il se souvient avec le plus d’émotion. Guy Bernardin s’était cassé une dent en mangeant un sandwich, juste avant le départ d’une course autour du monde, sur la côte bretonne, il y a 15 ans. Mais il dut attendre d’accoster à Hobart, en Tasmanie, pour se faire soigner par un dentiste. « Chaque fois que j’ouvrais la bouche, c’était comme un coup de poignard. Ce dentiste australien était un peu cher, mais il m’a sauvé la vie », raconte le navigateur, âgé de 57 ans. S’il est aujourd’hui à Sydney, c’est pour rechercher des financements pour sa prochaine aventure. Il souhaite courir la prochaine édition de la Sydney-Hobart en décembre, ainsi que la course entre Melbourne et Osaka, au mois de mars prochain. Il souhaite utiliser un équipage franco-australien pour la Sydney-Hobart et embarquer avec un coskipper australien pour la course en duo vers Osaka. « Cette course entre Melbourne et Osaka est l’une des plus prestigieuses dans la région du Pacifique, c’est pour cela qu’elle m’intéresse tant », explique le Français. Bernardin a terminé troisième du BOC Challenge, course autour du monde en solitaire (aujourd’hui appelée Around Alone), en 1982-83, et quatrième en 1986-87. Lui, dont les grand-père et arrière-grand-père étaient déjà de grands marins, a couvert quatre tours du monde. Il en détient d’ailleurs toujours le record pour les bateaux de moins de 40 pieds (13 mètres). Il reste aussi le seul homme à avoir passé le Cap Horn six fois en solitaire. Cet entêtement a d’ailleurs failli lui coûter la vie, puisqu’il a chaviré à deux reprises aux abords du cap le plus célèbre du monde. Chaque fois, heureusement, la marine chilienne est venue à sa rescousse. Bernardin, qui partage aujourd’hui son temps à terre entre les États-Unis et la France, confie que lorsque l’on a navigué une fois autour du monde, on ne peut plus vivre sans. Son fils a ainsi passé les 11 premières années de sa vie sur des voiliers, dans tous les océans du monde. « Je pense que c’est un garçon très heureux, très équilibré », estime Bernardin, pour qui les marins pourraient bien être une race à part.
Le Français Guy Bernardin a vécu des moments particulièrement périlleux au cours de ses 20 ans de navigation, mais c’est d’un dentiste australien qui l’a un jour secouru qu’il se souvient avec le plus d’émotion. Guy Bernardin s’était cassé une dent en mangeant un sandwich, juste avant le départ d’une course autour du monde, sur la côte bretonne, il y a 15 ans. Mais il dut attendre d’accoster à Hobart, en Tasmanie, pour se faire soigner par un dentiste. « Chaque fois que j’ouvrais la bouche, c’était comme un coup de poignard. Ce dentiste australien était un peu cher, mais il m’a sauvé la vie », raconte le navigateur, âgé de 57 ans. S’il est aujourd’hui à Sydney, c’est pour rechercher des financements pour sa prochaine aventure. Il souhaite courir la prochaine édition de la Sydney-Hobart en...