Le dollar s’est stabilisé hier, à Beyrouth, dans un marché prudemment calme en attendant la solution définitive qui sera adoptée par le Conseil des ministres pour la privatisation de la téléphonie mobile. En effet, la demande en cette monnaie s’est davantage contractée alors que l’offre se faisait toujours rare. Dans ces conditions, l’action de la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, est demeurée la plus déterminante de la tendance. De ce fait, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié effectivement à 1 514 LL dans des volumes d’échanges ne dépassant pas quelque 8 millions de dollars presque entièrement placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar a renoué avec la baisse hier, souffrant notamment de l’accélération plus forte qu’attendu de l’inflation aux États-Unis et de chiffres décevants pour la production industrielle en avril. Selon le département américain du Travail, les prix à la consommation ont bondi de 0,5 % par rapport à mars alors que la production industrielle ne parvenait pas à progresser à plus de 0,4 % pendant la même période. Ces indices ont véritablement laissé le marché très prudent dans la mesure où la Fed se trouve dans l’impossibilité d’augmenter ses taux d’intérêt pour juguler les pressions inflationnistes. Autres facteurs de dépréciation pour le billet vert, la confirmation par l’Insee, dans son rapport trimestriel, de l’amélioration de la conjoncture dans la zone euro et l’annonce d’un accord salarial dans la métallurgie allemande mettant fin à la grève dans ce secteur. En Bourse, la tendance était mitigée hier sur les marchés américains, Wall Street s’effritant sur des prises de bénéfices après les gains des deux dernières séances tandis que le Nasdaq résistait plutôt bien jusqu’à la clôture. La tendance est restée ainsi très nerveuse et incertaine, les opérateurs craignant que le marché ne retombe davantage, comme cela est déjà arrivé ces derniers mois. À cet égard, ils ont fait allusion à une étude mensuelle de Merrill Lynch selon laquelle 293 gérants de fonds contrôlant 727 milliards de dollars sont de plus en plus déçus par les perspectives des sociétés américaines et s’interrogent sur leurs résultats à venir et leurs valorisations. À cela s’est ajoutée l’annonce d’un taux d’inflation inquiétant empêchant plusieurs titres d’être performants, contrairement à la veille où l’annonce d’une consommation en pleine forme avait dynamisé la cote. Les Bourses européennes, bien orientées dans la matinée, ont de leur côté un peu réduit leurs gains, entraînées par l’irrégularité des marchés américains. À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie de la baisse de 26 715 actions B de Solidere de 4 1/2 à 4 1/8 dollars et de 1 000 actions de Holcim-Liban de 16/32 à 15/32 dollar, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Le dollar s’est stabilisé hier, à Beyrouth, dans un marché prudemment calme en attendant la solution définitive qui sera adoptée par le Conseil des ministres pour la privatisation de la téléphonie mobile. En effet, la demande en cette monnaie s’est davantage contractée alors que l’offre se faisait toujours rare. Dans ces conditions, l’action de la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, est demeurée la plus déterminante de la tendance. De ce fait, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié effectivement à 1 514 LL dans des volumes d’échanges ne dépassant pas quelque 8 millions de dollars presque entièrement placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar a renoué avec la baisse hier, souffrant notamment de...
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