L’un des 13 hommes, Jihad Jaara, blessé par balle à la jambe, a été admis à l’hôpital de Larnaca avec l’accord des autorités chypriotes. Les autres doivent rester à l’hôtel et ne pas en sortir jusqu’à leur départ. Tout un étage leur est réservé à l’hôtel Flamingo Beach, un bâtiment moderne qui possède un accès direct sur la plage, mais dont l’accès est interdit aux journalistes, dans la station balnéaire de Larnaca qui grouille de touristes, alors que la haute saison touristique a déjà commencé dans l’île. L’hôtel est placé sous la surveillance étroite de soldats et de membres des forces spéciales antiterroristes. Parmi les hôtes palestiniens de l’hôtel figurent, selon Israël, des responsables d’organisations radicales palestiniennes, dont le Hamas et les Brigades des martyrs d’al-Aqsa, accusés d’être impliqués dans des attaques anti-israéliennes. S’y trouve en particulier le colonel Abdallah Daoud, directeur des services de renseignements dans le secteur de Bethléem, ainsi que Ibrahim Moussa Abayat, accusé de diriger des groupes armés et d’être un membre important des Brigades des martyrs d’al-Aqsa. Les clients de l’établissement se sont comportés de façon normale à l’arrivée des douze hommes, a assuré l’un des membres de la délégation palestinienne qui les a accueillis. « Tout se passe bien. La direction de l’hôtel nous avait prévenus à l’avance de leur arrivée. Elle a précisé qu’ils ne seraient là que pour quelques jours », a expliqué un touriste belge qui séjourne dans l’hôtel. Ces Palestiniens sont « épuisés, leur barbe a poussé et leurs vêtements flottent sur leurs corps amaigris », a ajouté le membre de la délégation palestinienne.
Le groupe doit être exilé vers des pays d’accueil, en principe essentiellement européens, en vertu d’un accord qui a permis la fin du siège de l’église de la Nativité. La question de leur statut juridique et des pays d’accueil sera débattue lors du Conseil des affaires générales de l’Union européenne lundi à Bruxelles, a-t-on appris de source diplomatique espagnole. Par ailleurs, les treize Palestiniens seront libres dans les pays qui les accueilleront, l’Union européenne n’ayant aucune charge contre eux, a-t-on appris hier de sources diplomatiques européennes. « On ne sait pas comment qualifier ces messieurs. Personne ne les a exilés ni déportés, et il n’y a aucune décision de justice à leur encontre. Ils partent parce que c’est une condition imposée par Israël pour régler le problème de la basilique de la Nativité de Bethléem », a déclaré un diplomate espagnol. Selon la même source, les pays d’accueil sont encore à déterminer et il n’est pas exclu que des ONG ou la Croix-Rouge puissent prendre en charge les Palestiniens dans les différents pays d’accueil


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