Le dollar est resté activement recherché à la fin de la semaine à Beyrouth, dans un marché dépourvu de tout intérêt à l’offre en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’après le maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette. Pourtant, le volume des échanges est demeuré assez modéré, ne dépassant pas le seuil de 10 millions de dollars, en raison du potentiel faible de la demande en rapport avec le niveau très élevé du taux de « dollarisation » des dépôts bancaires, fait-on savoir dans ces mêmes milieux. À l’étranger, le dollar a continué de battre en retraite face aux autres grandes monnaies hier, calquant son évolution sur celle des indices des marchés boursiers américains qui ont évolué en dents de scie. Ceux-ci sont restés donc l’élément fondamental dans l’évolution du billet vert en l’absence d’autres indicateurs américains importants. Toutefois, la baisse du dollar hier a été atténuée par l’annonce de l’Office fédéral du travail en Allemagne que le chômage dans la première économie européenne devrait de nouveau augmenter durant l’été à plus de 4 millions de personnes. Il en est de même des nouvelles, selon lesquelles l’agence de notation financière Moody’s pourrait procéder à un nouvel abaissement de la note de la dette souveraine nippone ainsi que de l’annonce d’une aggravation du déficit commercial britannique de 3,8 milliards de dollars en février à 4,38 milliards en mars. Enfin, la publication de l’indice des prix à la production aux États-Unis (-0,2 % en avril) n’a guère eu d’influence sur le dollar qui s’est négocié à NY à 0,9135 pour un euro contre 0,9095 la veille, à 1,4625 pour un sterling contre 1,46, à 1,5915 FS contre 1,5980 et à 127,60 yens contre 128,35. Les Bourses toujours bloquées à la baisse En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières ont manqué d’essor hier, l’annonce d’une baisse des prix à la production en avril n’ayant guère ému les gestionnaires de portefeuilles. En revanche, ceux-ci ont été sensibilisés d’un côté par des indications, selon lesquelles le géant de l’informatique IBM envisagerait de supprimer jusqu’à 8 000 emplois durant le trimestre en cours, en raison du ralentissement de la demande de produits technologiques. Et d’un autre côté par la décision de Goldman Sachs d’abaisser la note de WorldCom. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que la Commission européenne envisage des mesures drastiques contre Microsoft afin de l’empêcher de tirer avantage de sa position dominante sur le marché des logiciels. En effet, le DJIA est retombé en préclôture à 9 957,71 pts (-0,79 %), le S & P 500 à 1 057,71 pts (-1,43 %) et le Nasdaq à 1 604,82 pts (-2,77 %). Les marchés boursiers européens sont restés bloqués en baisse aussi dans le sillage de Wall Street, surtout après la mise en garde lancée hier par le britannique Logica sur ses résultats. Ces développements, qui faisaient craindre des risques de contagion, ont relégué au second plan la reprise des chimiques, de l’automobile, des BTP et de la distribution. C’est ainsi qu’en clôture l’Eurotop 300 reperdait 1,14 % à 1 023,91 pts et l’Eurostoxx 50, 1,45 % à 3 438,11 pts. Le CAC 40 est redescendu ainsi à 4 329,84 pts (-1,3 %), l’Extra Dax à 4 871,70 pts (-1,91 %) et le Footsie à 5 171,20 pts (-0,51 %). À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 820 actions C de la Byblos Bank de 1 9/16 à 1 3/8 dollar et le maintien de 11 317 actions A et de 2 100 actions B de Solidere à 4 1/4 dollars et 4 1/2 dollars respectivement. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar est resté activement recherché à la fin de la semaine à Beyrouth, dans un marché dépourvu de tout intérêt à l’offre en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’après le maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette. Pourtant, le volume des échanges est demeuré assez modéré, ne dépassant pas le seuil de 10 millions de dollars, en raison du potentiel faible de la demande en rapport avec le niveau très élevé du taux de « dollarisation » des dépôts bancaires, fait-on savoir dans ces mêmes milieux. À l’étranger, le dollar a continué de battre...