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Actualités - Chronologie

IRAN Khatami dénonce le blocage des réformes par les conservateurs

Le président iranien Mohammad Khatami a attaqué pour la seconde fois en moins d’une semaine l’opposition conservatrice, l’accusant de vouloir bloquer le souhait populaire de réformes. « Supprimer les demandes du peuple n’a rien à voir avec l’unité nationale. L’unité ce n’est pas d’imposer une idée par les moyens légaux du pouvoir ou par des forces illégales », a déclaré devant des jeunes Khatami, cité jeudi par des quotidiens iraniens. Cette seconde attaque destinée aux conservateurs intervient une semaine après que le président ait menacé de démissionner, si les réformes qu’il avait promises ne seraient pas appliquées. Une telle décision pourrait s’avérer catastrophique pour le pays. « Si le fossé se creuse davantage entre le gouvernement et la population, le système va s’effondrer », a analysé un proche du président, le vice-ministre de l’Intérieur Morteza Mobalaq, cité par l’agence de presse nationale Irna. Pris en tenaille entre l’hostilité des conservateurs et ses alliés réformistes mécontents de la lenteur des réformes, Khatami ne peut plus que compter sur son soutien populaire, notamment de la part des jeunes. « Tout ce qui reste à Khatami est le soutien de la population, qui attend des changements avec impatience », a expliqué l’analyste politique Akbar Aminian. « Il aurait dû faire partager ses problèmes à l’opinion publique bien avant », a-t-il constaté. Pour l’instant, la ferveur populaire reste inchangée, à en juger les dires d’une jeune Iranienne : « Khatami a encore beaucoup de chemin à parcourir, mais je veux voir des changements. Je suis fatiguée de toujours avoir peur ». « J’ai voté pour lui, car j’ai pensé qu’il ferait faiblir la pression des conservateurs, mais ces cinq dernières années ont démontré qu’il a les mains liées », a expliqué cette étudiante.
Le président iranien Mohammad Khatami a attaqué pour la seconde fois en moins d’une semaine l’opposition conservatrice, l’accusant de vouloir bloquer le souhait populaire de réformes. « Supprimer les demandes du peuple n’a rien à voir avec l’unité nationale. L’unité ce n’est pas d’imposer une idée par les moyens légaux du pouvoir ou par des forces illégales », a déclaré devant des jeunes Khatami, cité jeudi par des quotidiens iraniens. Cette seconde attaque destinée aux conservateurs intervient une semaine après que le président ait menacé de démissionner, si les réformes qu’il avait promises ne seraient pas appliquées. Une telle décision pourrait s’avérer catastrophique pour le pays. « Si le fossé se creuse davantage entre le gouvernement et la population, le système va s’effondrer », a...