L’activité s’est ralentie sur le marché des changes de Beyrouth, où l’évolution continuait à être caractérisée par un surcroît de demande du dollar en l’absence d’intérêt à l’offre. Dans ce contexte, l’action de la BDL est restée déterminante de la tendance en proposant cette monnaie à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, comme depuis assez longtemps. Elle est parvenue ainsi à la maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à la faire négocier dans les échanges interbancaires à 1 514,00 LL mais dans des volumes d’affaires assez minces, ne dépassant pas au total quelque 8 millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar a continué sur sa lancée de la veille, profitant du rebond des marchés des actions aux États-Unis dans le sillage des bons résultats publiés par le groupe américain Cisco. Le billet vert a été également soutenu par les résultats de l’enquête semi-annuelle des directeurs d’achats des principaux groupes industriels américains (ISM) qui se sont déclarés plus optimistes que l’an dernier, anticipant une nette amélioration des perspectives de leurs entreprises en 2002. Il a trouvé appui aussi dans les larges mouvements de ventes d’euro décidés hier par certains investisseurs dans la crainte d’une extension de la grève de l’industrie métallurgique allemande à partir de lundi prochain. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre que la production industrielle a diminué de 0,8 % en Allemagne et de 0,4 % en Grande-Bretagne en mars, témoignant de la fragilité de la reprise économique allemande et britannique. En effet, le dollar a été activement recherché face à toutes les autres grandes monnaies, se négociant à NY à 0,9053 pour un euro contre 0,9150 la veille, à 1,4545 pour un sterling contre 1,4680, à 1,6080 FS contre 1,5885 et à 128,75 yens contre 127,95. Envolée des grandes Bourses internationales grâce à Cisco En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières se sont envolés hier après les résultats meilleurs que prévu de Cisco Systems, provoquant le déclenchement des freins qui ralentissent les transactions informatisées. Les gains de la Bourse électronique Nasdaq, les plus importants depuis le 3 octobre dernier, lui ont permis de récupérer en une seule séance le terrain perdu depuis la semaine dernière. Les investisseurs ont été également encouragés par la confirmation de General Electric de ses prévisions de hausse des bénéfices en 2002 et en 2003. Il en est de même des informations de presse selon lesquelles Merrill Lynch et l’État de New York sont parvenus à définir « le cadre » d’un règlement à l’amiable qui pourrait mettre fin à l’enquête sur l’activité d’analyse financière de cette firme. C’est ainsi que le DJIA a rebondi en préclôture de 2,92 % à 10 124,12 pts, alors que le Nasdaq s’est occtroyé plus de 6,82 % à 1 681,14 pts et le S&P 500, 3,42 % à 1 085,41 pts. Les Bourses européennes ont retrouvé le sourire hier grâce à Cisco aussi qui a redonné le moral aux secteurs européens liés aux technologies de l’information et des télécoms à l’instar d’Alcatel, de Nokia, de France Télécom, de Vodafone... En effet, l’Eurotop 300 s’est adjugé en clôture 2,23 % à 1 221,99 pts et l’Eurostoxx 50, 2,39 % à 3 495,14 pts. Parmi les principales Bourses, Paris a gagné 2,5 % à 4 404,02 pts, Francfort 3,21 % à 5 028,59 pts et Londres 1,74 % à 5 209,10 pts. La Bourse de Beyrouth a été tirée vers le bas hier par le recul de 300 actions B de Solidere de 4 5/8 à 4 1/2 dollars dans un marché sur lequel 3 163 actions A de cette même société se sont maintenues à 4 1/4 dollars et 3 100 actions Rymco à 1 21/32 dollar. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’activité s’est ralentie sur le marché des changes de Beyrouth, où l’évolution continuait à être caractérisée par un surcroît de demande du dollar en l’absence d’intérêt à l’offre. Dans ce contexte, l’action de la BDL est restée déterminante de la tendance en proposant cette monnaie à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, comme depuis assez longtemps. Elle est parvenue ainsi à la maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à la faire négocier dans les échanges interbancaires à 1 514,00 LL mais dans des volumes d’affaires assez minces, ne dépassant pas au total quelque 8 millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar a continué sur sa lancée de la veille, profitant du rebond des marchés des actions...