Jénine : session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’Onu
le 08 mai 2002 à 00h00
L’Assemblée générale de l’Onu a entamé hier un débat sur le Proche-Orient à la demande du groupe arabe, qui demande l’adoption d’une résolution condamnant Israël pour son refus de coopérer avec la mission onusienne qui devait se rendre dans le camp de Jénine. Mais les États-Unis ont appelé l’Assemblée générale à rejeter ce que son ambassadeur aux Nations unies, John Negroponte, a qualifié de «rhétorique unilatérale qui ne condamne qu’une des deux parties en conflit». L’Assemblée s’est réunie sous la procédure exceptionnelle «S’unir pour la paix», qui peut être invoquée lorsque le Conseil de sécurité ne peut assumer sa mission de maintien de la paix et de la sécurité dans le monde. Quelque 38 intervenants devaient prendre la parole durant cette session. Nasser al-Kidwa, l’observateur palestinien aux Nations unies, a souligné qu’Israël comme le Conseil de sécurité avaient dans un premier temps accepté la venue d’une mission de l’Onu. Mais le Conseil «s’est placé en position de spectateur» tandis qu’Israël «recourait au chantage» pour obtenir que Kofi Annan modifie la composition de la mission et ses méthodes de travail, a-t-il déclaré. L’ambassadeur sud-africain aux Nations unies Dumisani Kumalo, parlant au nom des non-alignés, a demandé à l’Assemblée d’adopter un projet de résolution condamnant «les assauts brutaux» d’Israël contre les civils palestiniens, notamment à Jénine. Le projet de texte demande aussi que le secrétaire général Kofi Annan «présente un rapport, à partir des informations disponibles, sur les récents événements intervenus à Jénine et dans d’autres villes palestiniennes». M. Negroponte a indiqué que les États-Unis ne voteraient pas cette résolution, car elle était partisane. Le texte «ne mentionne même pas les attaques terroristes palestiniennes contre les civils israéliens, qui ont beaucoup endommagé» les efforts de paix, a-t-il déclaré. M. al-Kidwa a estimé que cette session était nécessaire puisque le Conseil de sécurité «a été incapable d’assumer ses responsabilités à l’égard du Proche-Orient lors des 16 derniers mois», soit le début de la deuxième intifada. Il a souligné que le 13 mars, le Conseil avait adopté la résolution historique 1397, mentionnant pour la première fois l’État palestinien. Mais il a rappelé qu’Israël avait refusé de coopérer au sujet de 29 résolutions du Conseil de sécurité, qui n’avaient donc eu aucun effet. La résolution 1397 a été soutenue par les États-Unis, mais Washington a menacé à plusieurs reprises de se servir de son droit de veto au Conseil pour faire échec à toute résolution condamnant Israël. Aucun État membre ne dispose d’un droit de veto à l’Assemblée générale, mais les résolutions de l’Assemblée, contrairement à celles du Conseil, ne sont pas contraignantes. L’Assemblée générale s’est réunie dix fois selon cette procédure d’urgence depuis 1956, dont six fois au sujet du conflit israélo-arabe.
L’Assemblée générale de l’Onu a entamé hier un débat sur le Proche-Orient à la demande du groupe arabe, qui demande l’adoption d’une résolution condamnant Israël pour son refus de coopérer avec la mission onusienne qui devait se rendre dans le camp de Jénine. Mais les États-Unis ont appelé l’Assemblée générale à rejeter ce que son ambassadeur aux Nations unies, John Negroponte, a qualifié de «rhétorique unilatérale qui ne condamne qu’une des deux parties en conflit». L’Assemblée s’est réunie sous la procédure exceptionnelle «S’unir pour la paix», qui peut être invoquée lorsque le Conseil de sécurité ne peut assumer sa mission de maintien de la paix et de la sécurité dans le monde. Quelque 38 intervenants devaient prendre la parole durant cette session. Nasser al-Kidwa, l’observateur...
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