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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Reprise du dollar après prises de bénéfices sur l’euro

Le dollar a été activement recherché à Beyrouth, hier, au lendemain des liquidations de fin de mois et à la veille d’un long week-end pascal, sur fond d’inquiétude au sujet de la situation politique dans le pays et ses répercussions sur les finances publiques. L’absence d’offre sur le marché en dehors de la BDL a fait d’elle la principale, sinon l’unique contrepartie à la vente de cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, celle-ci est parvenue à fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à le faire négocier dans les échanges interbancaires à 1 514,00 LL, dans des volumes supérieurs à 20 millions de dollars presque entièrement placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar s’est raffermi hier, alors que les investisseurs décidaient de prendre leurs bénéfices sur l’euro après sa forte progression de la veille et les commentaires prudents du président de la BCE sur l’inflation en Europe. Le repli de l’euro a été encouragé aussi par l’annonce de l’INSEE que le moral des ménages français, qui était resté stable en mars par rapport à février, a chuté de 3 pts en avril, laissant craindre un net ralentissement de la croissance dans la deuxième économie européenne. En outre, le dollar a été soutenu par la hausse de 0,4 % des commandes industrielles américaines en mars contre 0,2 % en février, ainsi que par la baisse des nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 10 000 personnes la semaine dernière, témoignant de créations d’emplois non agricoles entraînées par la reprise économique. Il en est de même de l’affaiblissement du FS après la décision de la BNS de baisser d’un demi-point la marge de fluctuation du taux Libor à 3 mois, ce qui a profité au dollar, le faisant négocier à NY à 0,9018 pour un euro contre 0,9060 la veille, à 1,4625 pour un sterling contre 1,4645, à 1,6135 FS contre 1,6025 et à 128,00 yens contre 127,50. Volatilité des Bourses internationales En Bourse, les places américaines ont évolué irrégulièrement hier, les investisseurs hésitant à s’engager à la veille de la publication du rapport de l’emploi aux États-Unis en avril qui devrait faire ressortir une légère hausse du chômage à 5,8 % et 55 000 créations d’emplois. De fait la Bourse n’a que très peu réagi à la hausse des commandes industrielles en mars ainsi qu’à l’augmentation de 7,2 % des ventes mondiales de semi-conducteurs en mars. En revanche, les opérateurs ont été plus sensibilisés par l’abaissement de l’agence de notation Moody’s de la note du groupe Xeros. En effet, le DJIA a gagné en préclôture 0,05 % à 10 064,28 pts, pendant que le S&P 500 perdait 0,35 % à 1 082,63 pts et le Nasdaq 1,65 % à 1 649,93 pts. De leur côté, les Bourses européennes ont terminé pour la plupart en baisse, affectées par la débâcle des valeurs télécoms retombées à leur niveau de 1997. Ce mouvement est intervenu après que Goldman Sachs eut abaissé la note de Deutsche Telekom et Morgan Stanley de la note de France Télécom. Cela étant, l’Eurotop 300 a légèrement reculé de 0,03 % à 1 221,25 pts et l’Eurostoxx 50 de 0,37 % à 3 496,89 pts. Pourtant, la Bourse de Londres a été soutenue par les bancaires et les pétrolières comme en témoigne la hausse du Footsie de 0,95 % à 5 174,10 pts, contrairement aux autres places dont Paris où le CAC 40 a perdu en clôture 0,92 % à 4 421,56 pts et Francfort avec la baisse de l’Extra Dax de 1,52 % à 4 964,56 pts. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier entre la baisse de 2 000 actions A de Solidere de 4 1/2 à 4 3/8 dollars, la stabilité de 500 actions B de la même société à 4 5/8 dollars et la hausse de 7 500 certificats de dépôt de la Blom Bank de 17,00 à 17 1/8 dollars. Élie KAHWAGI
Le dollar a été activement recherché à Beyrouth, hier, au lendemain des liquidations de fin de mois et à la veille d’un long week-end pascal, sur fond d’inquiétude au sujet de la situation politique dans le pays et ses répercussions sur les finances publiques. L’absence d’offre sur le marché en dehors de la BDL a fait d’elle la principale, sinon l’unique contrepartie à la vente de cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, celle-ci est parvenue à fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à le faire négocier dans les échanges interbancaires à 1 514,00 LL, dans des volumes supérieurs à 20 millions de dollars presque entièrement placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar s’est raffermi hier, alors que les...