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JUSTICE Le droit de mourir de ses blessures

La Haute Cour de Londres a accordé à un violent psychopathe, condamné à la prison à vie pour meurtre, le droit de mourir en refusant tout traitement médical pour des blessures qu’il s’est lui-même infligées. Le prisonnier, dont l’âge et l’identité n’ont pas été révélés, est incarcéré depuis deux ans dans une prison de haute sécurité non précisée. Lors de l’audience, il a expliqué qu’il mutilait régulièrement sa jambe droite depuis décembre 2001 afin de protester contre ses conditions de détention. Il s’était ouvert la jambe peu avant Noël avec un morceau de porcelaine cassée puis il a régulièrement empêché la plaie de cicatriser au moyen de divers objets ou de ses propres excréments, dans le but de provoquer une infection. Le détenu a par ailleurs tenté de se suicider à plusieurs reprises. «Je préfère mourir plutôt que de subir les conditions barbares et inhumaines que je subis à présent,» a-t-il déclaré depuis sa cellule, reliée au tribunal par un lien vidéo. La juge Élisabeth Butler-Sloss lui a rappelé que sa blessure pouvait occasionner une septicémie ou une gangrène et que sa mort serait «douloureuse». Le détenu a indiqué qu’il n’avait reçu aucune aide pour ses problèmes psychiatriques. Il a accusé les gardiens de sa prison de «l’avoir poussé à se mutiler» en lui disant que «sa vie ne valait rien de toute façon». «Vous allez peut-être sacrifier votre vie inutilement», lui a répondu la magistrate, tout en lui reconnaissant le droit à refuser tout traitement médical pour ses blessures.
La Haute Cour de Londres a accordé à un violent psychopathe, condamné à la prison à vie pour meurtre, le droit de mourir en refusant tout traitement médical pour des blessures qu’il s’est lui-même infligées. Le prisonnier, dont l’âge et l’identité n’ont pas été révélés, est incarcéré depuis deux ans dans une prison de haute sécurité non précisée. Lors de l’audience, il a expliqué qu’il mutilait régulièrement sa jambe droite depuis décembre 2001 afin de protester contre ses conditions de détention. Il s’était ouvert la jambe peu avant Noël avec un morceau de porcelaine cassée puis il a régulièrement empêché la plaie de cicatriser au moyen de divers objets ou de ses propres excréments, dans le but de provoquer une infection. Le détenu a par ailleurs tenté de se suicider à plusieurs...