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Actualités - Chronologie

Les Éditions Hatem : un rêve de retraite(PHOTOS)

Thérèse et Majid Hatem. Un couple d’enseignants qui exercent leur métier comme un sacerdoce. Cinq enfants. Elle, professeur de lettres françaises à l’UL de Fanar. Sa thèse de doctorat : Les récits des voyageurs d’Orient. Lui, directeur d’une école secondaire, retraité depuis 1990. Par crainte de voir Majid se replier vers son village natal et cultiver d’autres jardins, Thérèse prend l’initiative de créer une maison d’édition spécialisée dans le livre de jeunesse. Tout commence par un agenda, édité en 1992 et comportant une multitude d’illustrations et d’extraits littéraires. Portés par le succès, les Hatem décident d’éditer une série de titres de la littérature libanaise et arabe d’expression française inaugurée par des romans de Farjallah Haïek. Des romans et des nouvelles d’Andrée Chedid s’ajouteront à des textes de Georges Schehadé, mais également de Mansour Labaki et d’Alexandre Najjar, et côtoieront pêle-mêle des figures imposées du programme secondaire : textes de Maupassant, de Mérimée, de Zola, de Claude Roy ou de Michel Tournier. L’originalité de ces éditions réside dans leurs annexes interactives, confiées à des spécialistes et qui appellent le jeune lecteur à réfléchir sur les textes. Suivront des annales et des séries à thèmes, dont notamment une série de Contes écologiques, couronnée en 1998 par le prix du comité Georges Schehadé et le prix du meilleur livre écologique décerné par le ministère de l’Environnement libanais attribué au conte de Jabbour Doueihy : L’âme de la forêt. Des cassettes audio de ces publications sont également disponibles. Mais l’édition selon Majid ne se limite pas à la publication de livres portant un label. Avec son épouse, ils s’attellent à un lourd travail de fond. À eux deux, ils sillonnent le Liban et les établissements scolaires pour faire connaître leur production, et s’attachent à promouvoir leurs écrivains «vivants». C’est dans la foulée de cette action qu’ils ont pris contact avec Michel Tournier et l’ont convaincu de venir accompagner et célébrer la parution de ses livres au Liban. Sans doute séduit par la simplicité de ce couple qui cultive à quatre mains son jardin de papier, Tournier ne s’est pas fait prier. Avec l’aide enthousiaste des centres culturels français du Liban, le séjour de Tournier fut un prodige d’efficacité et de densité, tant sur le plan des rencontres avec les élèves que sur la richesse d’un discours qu’aucun des auditeurs n’a fini de décanter. F.A.
Thérèse et Majid Hatem. Un couple d’enseignants qui exercent leur métier comme un sacerdoce. Cinq enfants. Elle, professeur de lettres françaises à l’UL de Fanar. Sa thèse de doctorat : Les récits des voyageurs d’Orient. Lui, directeur d’une école secondaire, retraité depuis 1990. Par crainte de voir Majid se replier vers son village natal et cultiver d’autres jardins, Thérèse prend l’initiative de créer une maison d’édition spécialisée dans le livre de jeunesse. Tout commence par un agenda, édité en 1992 et comportant une multitude d’illustrations et d’extraits littéraires. Portés par le succès, les Hatem décident d’éditer une série de titres de la littérature libanaise et arabe d’expression française inaugurée par des romans de Farjallah Haïek. Des romans et des nouvelles d’Andrée...