La fin du XXe siècle restera sans doute marquée par un des grands scandales qui marquent au feu rouge les mémoires et l’histoire de la médecine : celui de l’hormone de croissance. Le 6 février 1992, la presse internationale révélait que des enfants atteints de nanisme hypophysaire, traités par l’hormone de croissance, se trouvaient atteints de la maladie de Creutzfeldt-Jacob dite maladie de la vache folle. Les premiers cas étaient révélés aux États-Unis et en Grande-Bretagne en janvier 1985. Jusque-là, l’hormone de croissance était extraite des cerveaux de cadavres sous le contrôle des autorités sanitaires, hospitalières et pharmaceutiques qui en détenaient les monopoles de fabrication et d’attribution aux malades. Ce n’est qu’en 1988 que l’hormone naturelle a été remplacée par l’hormone de croissance recombinante produite par génie génétique, excluant ainsi toute éventuelle contamination. Dix ans déjà L’existence de la maladie de la vache folle chez des patients traités par hormone de croissance a été révélée à l’opinion publique, par la presse, le 6 février 1992. Mais on ne doit pas perdre de vue que les connaissances en 1985 sur cette maladie n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui. En matière par exemple de la contamination à partir de tissus, les notions étaient rudimentaires et les médecins étaient loin de soupçonner qu’une molécule protéique anormale puisse se révéler, à elle seule, initiatrice de maladie (pathogène). À l’heure actuelle, une polémique a lieu en France à la suite de la mise en examen d’un médecin ayant prescrit l’hormone de croissance à un enfant mort en 1997 à l’âge de 19 ans des suites de son traitement. «Les intentions étaient bonnes, conclut dans une analyse détaillée de «l’affaire de l’hormone de croissance» un des plus sérieux quotidiens parisiens, mais les résultats dramatiques. Il y a eu des dérives dans la gestion de ce traitement». Aujourd’hui, l’hormone de croissance recombinante produite par génie génétique exclut toute contamination tout en palliant les effets du nanisme.
La fin du XXe siècle restera sans doute marquée par un des grands scandales qui marquent au feu rouge les mémoires et l’histoire de la médecine : celui de l’hormone de croissance. Le 6 février 1992, la presse internationale révélait que des enfants atteints de nanisme hypophysaire, traités par l’hormone de croissance, se trouvaient atteints de la maladie de Creutzfeldt-Jacob dite maladie de la vache folle. Les premiers cas étaient révélés aux États-Unis et en Grande-Bretagne en janvier 1985. Jusque-là, l’hormone de croissance était extraite des cerveaux de cadavres sous le contrôle des autorités sanitaires, hospitalières et pharmaceutiques qui en détenaient les monopoles de fabrication et d’attribution aux malades. Ce n’est qu’en 1988 que l’hormone naturelle a été remplacée par l’hormone de...
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