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Actualités - Opinion

27 mars attaque !

Vingt-deux pays ayant en commun l’usage de la langue arabe... et aussi un profond mépris des journalistes et de la presse. Telle est la guirlande qui vient se donner en spectacle à partir de mercredi prochain, attisant les convoitises des reporters-bûcherons, collectionneurs de langue de bois. Déjà que côté info libre et indépendante, les médias libanais sont plutôt limite, que dire alors de la presse des frérots, une truellée de feuilles aux ordres, carrément propriétés d’État et dont le boulot se limite à torcher un fatras de louanges à la gloire du patron local, imposé par le coup d’État ou l’hérédité ! Les gens de presse seront donc parqués sous une tente dans le Musée des bambins. Ils auront la clim et la télé, mais aucun Pinochet arabe à se mettre sous la plume. Allez ouste, en quarantaine, les sidéens de l’information ! Et gare à l’épidémie de liberté... Bon, je dis pas, il y aura de temps à autre un petit os à ronger. Un sous-fifre bouseux qui viendrait ânonner un communiqué détaillant les bavardages de son maître, son plat du jour, ses flatulences. Je vois d’ici la nuée des scribes qui boiront ces nouvelles d’un intérêt planétaire. Comme il n’y aura rien à tirer de ce cirque, les confrères seraient sans doute mieux inspirés d’aller renifler du côté de notre linge sale : Aridi, le joumblatophone de l’Information, et Hammoud, le berrydolâtre des Affaires étrangères, qui se tapent une jaunisse depuis que le Salami de la Culture, sûr de lui et dominateur, s’est fait catapulter grand prestidigitateur de ce sommet. Et je te parle pas de la curée des grands hôpitaux, prêts à dépecer le premier infecté venu parmi les invités pour l’ajouter à leur palmarès, avant qu’Émile Ier ne décide de balancer à l’AUB tout le quota des futurs purulents. Comme d’habitude, on raconte déjà que ce sommet va entrer dans l’histoire. Au vu de ce qui précède, il est fort à parier qu’il se contentera de l’historiette. Gaby NASR
Vingt-deux pays ayant en commun l’usage de la langue arabe... et aussi un profond mépris des journalistes et de la presse. Telle est la guirlande qui vient se donner en spectacle à partir de mercredi prochain, attisant les convoitises des reporters-bûcherons, collectionneurs de langue de bois. Déjà que côté info libre et indépendante, les médias libanais sont plutôt limite, que dire alors de la presse des frérots, une truellée de feuilles aux ordres, carrément propriétés d’État et dont le boulot se limite à torcher un fatras de louanges à la gloire du patron local, imposé par le coup d’État ou l’hérédité ! Les gens de presse seront donc parqués sous une tente dans le Musée des bambins. Ils auront la clim et la télé, mais aucun Pinochet arabe à se mettre sous la plume. Allez ouste, en...