Rechercher
Rechercher

Actualités

Championnat de France Marseille-Monaco : le derby de la médiocrité

Marseille et Monaco, qui s’affrontent dimanche au Vélodrome en match décalé de la 30e journée du championnat de France de football, ne sont plus les ténors d’autrefois et doivent désormais lutter pour assurer leur maintien, en raison notamment d’une gestion sportive plus qu’hasardeuse. Marseille et Monaco, qui totalisent à eux deux quinze titres de champion de France et quinze victoires en Coupe de France, sans oublier leurs exploits dans les différentes coupes européennes, sont aujourd’hui dans l’anonymat du classement en championnat. La faute en revient notamment à des dirigeants qui n’ont pas été en mesure de construire, voire de consolider, deux équipes compétitives au cours de ces deux ou trois dernières saisons, au détriment de leurs intérêts financiers. Respectivement 11e et 9e, Marseille et Monaco se réfugient désormais derrière une hypothétique qualification en Coupe Intertoto pour sauver leur piètre saison, alors que le manageur sportif de l’OM Bernard Tapie et le président monégasque Jean-Louis Campora avaient d’autres ambitions il y a quelques mois. «Plus que l’Intertoto, je pense surtout que ces deux équipes jouent désormais pour ne pas descendre en D2 et la rencontre de dimanche sera à cet effet décisive», affirme le directeur technique de l’AS Monaco, Henri Biancheri. En début de saison, l’AS Monaco avait, au vu de son effectif, toutes les raisons de croire en un avenir radieux, d’autant que l’arrivée de Didier Deschamps avait à l’époque encouragé les troupes monégasques. Mais l’ancien capitaine de l’équipe de France n’a jamais été en mesure de construire une équipe à l’image de ses ambitions, en raison d’une gestion humaine difficile et d’absences sur blessures répétées de plusieurs de ses cadres. 58 transferts «C’est vrai qu’il y a eu beaucoup trop de changements des deux côtés, que ce soit au niveau des effectifs ou des staffs techniques, confirme Henri Biancheri. Tout cela n’aide pas à la sérénité, même si je pense que ces équipes pouvaient tout de même espérer bien mieux cette saison». De son côté, l’OM n’a pas hésité à changer quatre fois d’entraîneur depuis le début de la saison sans que le fameux «choc psychologique» n’ait lieu. De plus, l’équipe phocéenne a été victime de l’impitoyable politique de recrutement de Bernard Tapie, qui a cautionné 58 mouvements de joueurs en l’espace d’une saison, privant ainsi sa formation de toute stabilité malgré les arrivées de quelques bons «coups» tels Runje, André Luiz, Alfonso ou Lebœuf. Ces médiocres résultats sportifs devraient désormais déboucher sur des difficultés financières entravant la marge de manœuvre des clubs pour la saison prochaine. À l’OM, le déficit en fin de saison pourrait atteindre les 42 millions d’euros obligeant ainsi très certainement le propriétaire du club Robert Louis-Dreyfus à injecter de nouveaux fonds d’ici à quelques semaines. Le déficit de l’AS Monaco serait, lui, estimé à 30 millions d’euros.
Marseille et Monaco, qui s’affrontent dimanche au Vélodrome en match décalé de la 30e journée du championnat de France de football, ne sont plus les ténors d’autrefois et doivent désormais lutter pour assurer leur maintien, en raison notamment d’une gestion sportive plus qu’hasardeuse. Marseille et Monaco, qui totalisent à eux deux quinze titres de champion de France et quinze victoires en Coupe de France, sans oublier leurs exploits dans les différentes coupes européennes, sont aujourd’hui dans l’anonymat du classement en championnat. La faute en revient notamment à des dirigeants qui n’ont pas été en mesure de construire, voire de consolider, deux équipes compétitives au cours de ces deux ou trois dernières saisons, au détriment de leurs intérêts financiers. Respectivement 11e et 9e, Marseille et Monaco...