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Actualités - Chronologie

Portugal Barroso va devoir composer avec un partenaire encombrant

Le Premier ministre pressenti de centre droit José Manuel Durao Barroso va tenter de former au Portugal un gouvernement de coalition avec son encombrant partenaire de droite, le Parti populaire (CDS/PP), s’appuyant sur une majorité absolue à l’Assemblée. Pressenti officiellement comme Premier ministre par le président socialiste Jorge Sampaio, M. Durao Barroso a confirmé qu’il allait entamer «dans les jours à venir» des conversations avec le CDS/PP (droite), qui s’annoncent difficiles. M. Durao Barroso a reçu le feu vert de sa formation, le Parti social démocrate (PSD), vainqueur des législatives de dimanche au Portugal, pour entamer des négociations avec le CDS/PP. Pendant la campagne électorale, le président du PSD a demandé aux Portugais de lui accorder la majorité absolue, notamment pour éviter d’avoir à négocier avec un parti devenu la «bête noire» de sa formation, surtout depuis l’arrivée à la présidence du CDS/PP, en 1998, de Paulo Portas. Cet ancien journaliste, âgé de 39 ans, est considéré par beaucoup de dirigeants sociaux démocrates comme un des principaux responsables de la défaite du PSD aux législatives de 1995, qui ont ouvert les portes à six ans de gouvernements socialistes. Directeur de l’hebdomadaire de droite Independente, M. Portas a fait publier à l’époque des dossiers qui ont conduit à la démission de plusieurs ministres importants du Premier ministre PSD de l’époque, Anibal Cavaco Silva. Le feu vert du Conseil national du PSD à l’ouverture de négociations avec le «frère ennemi» a été, de toute évidence, dicté par la raison et non par le cœur. «Accouchement dans la douleur» après un «Mariage forcé», titrait ainsi jeudi l’hebdomadaire Visao. Les sociaux démocrates, avec 102 sièges, restent en effet minoritaires face aux 110 députés de l’ensemble des partis de gauche dans la nouvelle Assemblée. Pour former une majorité absolue, ils ont donc besoin de s’allier au CDS/PP, dont l’abstention des 14 élus ne serait pas suffisante pour sauver un gouvernement minoritaire du PSD. Il reste à attribuer quatre sièges, après dépouillement des votes des Portugais à l’étranger d’ici le 27 mars, mais qui ne modifieront pas l’échiquier politique sorti des urnes dimanche. M. Durao Barroso s’est déclaré jeudi convaincu de pouvoir former un exécutif «aussi large que possible», «fort et crédible», capable de gouverner pendant les quatre ans de législature. La veille, M. Durao Barroso, avait invoqué la situation «d’urgence nationale» que traverse le Portugal, qui exige, selon lui, que soit formé un gouvernement «qui rétablisse la confiance des Portugais». Il avait alors appelé son parti à «mettre de côté préjugés et ressentiments». M. Durao Barroso avait été élu en 1999 à la tête du PSD, après la démission de Marcelo Rebelo de Sousa, mis en minorité sur sa proposition de faire alliance avec le Parti populaire pour les législatives de 1999.
Le Premier ministre pressenti de centre droit José Manuel Durao Barroso va tenter de former au Portugal un gouvernement de coalition avec son encombrant partenaire de droite, le Parti populaire (CDS/PP), s’appuyant sur une majorité absolue à l’Assemblée. Pressenti officiellement comme Premier ministre par le président socialiste Jorge Sampaio, M. Durao Barroso a confirmé qu’il allait entamer «dans les jours à venir» des conversations avec le CDS/PP (droite), qui s’annoncent difficiles. M. Durao Barroso a reçu le feu vert de sa formation, le Parti social démocrate (PSD), vainqueur des législatives de dimanche au Portugal, pour entamer des négociations avec le CDS/PP. Pendant la campagne électorale, le président du PSD a demandé aux Portugais de lui accorder la majorité absolue, notamment pour éviter d’avoir à...