Le leader lensois, bien que battu à Bordeaux 2-1, dimanche, à l’occasion de la dernière rencontre de la 29e journée du championnat de France, a réalisé l’un de ses matches les plus accomplis depuis le début de la saison. «Le football n’a pas de vérité, a affirmé l’entraîneur Joël Muller. Ce soir, la qualité de notre prestation m’a rassuré. On peut même parler de match complet par rapport à ce qu’on a fait dernièrement, notamment à domicile». Une prestation toutefois qui ne débouche sur rien de concret. «C’est comme ça, coupe le coach artésien. Contre Rennes, on gagne en jouant mal, ici, c’est le contraire. Cependant, si on continue à jouer de cette manière, on va prendre des points importants d’ici à la fin de saison». Le capitaine Guillaume Warmuz, peu inquiété au Stade Chaban-Delmas malgré deux buts encaissés, abonde dans ce sens. «Je n’ai rien à reprocher à mes coéquipiers au niveau de la manière, de la qualité de jeu pratiqué. On a rarement été mis en difficulté face à des Girondins fidèles à leur image et forts défensivement». Le seul reproche, lourd de conséquence, à mettre au passif des Sang et Or, s’est en fait produit à l’heure de jeu : «Une inattention ! On a tous été naïfs sur l’ouverture, je commets une main dans la surface et il y a logiquement penalty», a avoué Valérien Ismael, impeccable autrement au marquage sur Pauleta. Lens a usé un joker «Pauleta a la moitié d’une moitié d’un quart d’occasion et on prend deux buts, ironise pour sa part le gardien lensois. Bordeaux a eu de la réussite, a profité des moindres espaces, mais sur l’ensemble du match, honnêtement, on ne mérite pas de perdre». «Il n’y a pas péril en la demeure toutefois, on a toujours six points d’avance, souligne Ismael. On avait droit à un joker, on l’a usé». «Perdre contre Bordeaux qui peut raisonnablement prétendre à jouer l’Europe n’a rien de honteux, ajoute Muller. D’autres y ont été menés et ne sont pas revenus. Ce soir, dans un match aussi tactique, le déclic aurait été de marquer avant eux». Et toute l’assistance de se tourner vers Antoine Sibierski, malheureux en première période dans son face-à-face avec le gardien bordelais. «Lorsque je récupère le ballon à six mètres des buts, je veux la jouer en première intention. Puis, j’attends que Ramé se couche, ce qu’il ne fait qu’à moitié. Je pique alors la balle qui échoue sur la barre. Je n’ai rien à me reprocher sur ce coup-là». Si les Lensois, crédités de 59 points au compteur à cinq journées de la fin, retrouvent l’efficacité, rien ne pourra les contrarier dans leur quête du Graal suprême.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le leader lensois, bien que battu à Bordeaux 2-1, dimanche, à l’occasion de la dernière rencontre de la 29e journée du championnat de France, a réalisé l’un de ses matches les plus accomplis depuis le début de la saison. «Le football n’a pas de vérité, a affirmé l’entraîneur Joël Muller. Ce soir, la qualité de notre prestation m’a rassuré. On peut même parler de match complet par rapport à ce qu’on a fait dernièrement, notamment à domicile». Une prestation toutefois qui ne débouche sur rien de concret. «C’est comme ça, coupe le coach artésien. Contre Rennes, on gagne en jouant mal, ici, c’est le contraire. Cependant, si on continue à jouer de cette manière, on va prendre des points importants d’ici à la fin de saison». Le capitaine Guillaume Warmuz, peu inquiété au Stade Chaban-Delmas...