Le grand cabinet d’audit comptable américain, Arthur Andersen, a reçu, avec son inculpation dans le scandale Enron, un coup terrible qui pourrait bien lui être fatal. L’inculpation d’Andersen pour entrave à la justice, annoncée jeudi par le gouvernement, constitue «un fait sans précédent en 110 ans d’histoire de la profession comptable», a déclaré le président de l’organisme professionnel regroupant les cabinets comptables américains, James Castellano. S’il est reconnu coupable, Andersen, numéro 5 mondial de l’audit comptable, risque, comme peine maximale, une amende de 500 000 dollars mais surtout une interdiction d’exercer sa profession pendant cinq ans. L’inculpation équivaut à une «peine de mort» pour le cabinet de Chicago, ont averti ses avocats. L’avenir d’Andersen est «menacé», confirme Paul Volcker, ancien président de la Banque centrale américaine nommé récemment par Andersen pour proposer des réformes visant à redresser l’image de ce cabinet. Dans une profession où la réputation est essentielle, Andersen risque fort de voir s’accélérer la fuite de ses clients. Déjà une quarantaine de grosses entreprises sont passées à la concurrence. Le montant des clients perdus est «insignifiant aujourd’hui mais pourrait être très significatif la semaine prochaine», reconnaît le porte-parole d’Andersen, Charlie Leonard. Malgré ces sombres perspectives, la direction d’Andersen est bien décidée à se battre devant les tribunaux pour voir reconnaître son innocence. L’action de la justice est «sans fondement» et celle du gouvernement «un abus choquant de pouvoir», a-t-elle déclaré. Outre l’inculpation pour entrave à la justice, Andersen est la cible de multiples plaintes qui pourraient lui coûter des milliards de dollars. Celles-ci proviennent, entre autres, des salariés, des actionnaires et des créanciers d’Enron qui ont perdu énormément d’argent dans cette banqueroute. Ces déboires judiciaires éloignent d’éventuels acquéreurs d’Andersen qui s’est lancé depuis une semaine dans des négociations tous azimuts pour trouver un repreneur.
Le grand cabinet d’audit comptable américain, Arthur Andersen, a reçu, avec son inculpation dans le scandale Enron, un coup terrible qui pourrait bien lui être fatal. L’inculpation d’Andersen pour entrave à la justice, annoncée jeudi par le gouvernement, constitue «un fait sans précédent en 110 ans d’histoire de la profession comptable», a déclaré le président de l’organisme professionnel regroupant les cabinets comptables américains, James Castellano. S’il est reconnu coupable, Andersen, numéro 5 mondial de l’audit comptable, risque, comme peine maximale, une amende de 500 000 dollars mais surtout une interdiction d’exercer sa profession pendant cinq ans. L’inculpation équivaut à une «peine de mort» pour le cabinet de Chicago, ont averti ses avocats. L’avenir d’Andersen est «menacé», confirme...
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