Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Manifestations contre Israël et les USA dans plusieurs pays arabes

Les violences sans précédent de ces derniers jours dans les territoires palestiniens ont suscité une vague de manifestations anti-israéliennes et antiaméricaines en Égypte, en Jordanie et dans le sultanat d’Oman. Des manifestations contre les opérations militaires massives d’Israël dans les territoires ont lieu quasi quotidiennement en Égypte, notamment après le 8 mars, journée la plus sanglante depuis le début de la première intifada (1987-1993), où 40 Palestiniens ont été tués. Vendredi, près de 300 Égyptiens ont manifesté, après la prière hebdomadaire musulmane, dans l’enceinte de la mosquée d’el-Azhar (centre), portant le drapeau palestinien et affirmant leur soutien à l’intifada et leur opposition à une frappe contre l’Irak. «Palestine arabe, Palestine islamique !», scandaient-ils. Plus de 6 000 étudiants ont manifesté mercredi et plus de 6 000 autres jeudi dans l’Université d’Alexandrie (nord du Caire), scandant «les juifs sont les ennemis d’Allah !» et appelant au jihad (guerre sainte). Ils ont déclaré mercredi que le chef spirituel du mouvement palestinien Hamas, cheikh Ahmad Yassine, leur a demandé par téléphone d’offrir des dons aux Palestiniens pour acheter des armes. Ils ont également manifesté contre la visite du vice-président américain Dick Cheney en Égypte, dans le cadre d’une tournée arabe. «Dick Cheney dehors !», ont-ils scandé. D’autres manifestations ont eu lieu dans des universités au Caire, dans le delta (nord) et dans le sud du pays. Les manifestations sur la voie publique sont interdites en Égypte, en vertu de l’état d’urgence en vigueur depuis 1981, mais sont autorisées sur les campus. En Jordanie, les autorités ont averti jeudi qu’elles interdiraient toute manifestation anti-israélienne qui n’aurait pas obtenu l’accord préalable du ministère de l’Intérieur. Vendredi, plus d’un millier de Jordaniens ont manifesté pacifiquement contre l’occupation israélienne des camps palestiniens, alors que les islamistes ont renoncé à tenir leur marche à la suite de l’interdiction du ministère de l’Intérieur. Dimanche, plus de 1 500 étudiants jordaniens ont manifesté sur le campus de l’université à Amman appelant les armées arabes à intervenir pour soutenir les Palestiniens. Le 8 mars, plus de 3 000 personnes ont participé à trois manifestations à Amman, dont deux dans des camps de réfugiés palestiniens, en soutien aux Palestiniens, et appelé à l’annulation du traité de paix jordano-israélien, signé en 1994. Dans le sultanat d’Oman, monarchie conservatrice du Golfe, des manifestations se sont déroulées en début de semaine, contre Israël et les États-Unis. Une centaine d’étudiants et de professeurs à l’Université du Sultan Qabous à Mascate ont manifesté lundi pour dénoncer les «agressions» d’Israël contre les Palestiniens. Dimanche, plus de cent étudiants de la même université avaient manifesté contre «les exactions» israéliennes. «À bas Israël, à bas les États-Unis, à bas (le président américain George W.) Bush», scandaient lundi les manifestants sur le campus. Oman interdit toute forme de manifestation, surtout à caractère politique.
Les violences sans précédent de ces derniers jours dans les territoires palestiniens ont suscité une vague de manifestations anti-israéliennes et antiaméricaines en Égypte, en Jordanie et dans le sultanat d’Oman. Des manifestations contre les opérations militaires massives d’Israël dans les territoires ont lieu quasi quotidiennement en Égypte, notamment après le 8 mars, journée la plus sanglante depuis le début de la première intifada (1987-1993), où 40 Palestiniens ont été tués. Vendredi, près de 300 Égyptiens ont manifesté, après la prière hebdomadaire musulmane, dans l’enceinte de la mosquée d’el-Azhar (centre), portant le drapeau palestinien et affirmant leur soutien à l’intifada et leur opposition à une frappe contre l’Irak. «Palestine arabe, Palestine islamique !», scandaient-ils. Plus de 6...