Les forces de la coalition internationale basées à Kandahar, l’ancien bastion des talibans au sud-est de l’Afghanistan, espèrent que l’aéroport leur servant de base militaire sera bientôt remis en état pour accueillir des vols humanitaires. «Je voudrais vraiment que l’aide humanitaire se mette en place aussi rapidement que possible», a déclaré lundi le capitaine Steve Taylor, officier chargé des relations entre civils et militaires, souhaitant que la nécessaire remise en état puisse s’effectuer dans les deux semaines à venir. Les responsables militaires américains et canadiens, a-t-il indiqué, ont discuté avec des représentants des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) des aménagements à apporter pour que l’aéroport, détruit par les bombardements américains de l’automne, puisse accueillir des vols humanitaires. Une zone d’environ 5 000 mètres carrés a été déminée et va être aménagée comme entrepôt pour l’aide humanitaire destinée à être distribuée dans les régions alentour, a ajouté le capitaine Taylor. Les militaires ont aussi interrogé les habitants des environs afin d’évaluer leurs besoins. «La plupart des gens à qui nous parlons mettent en tête de liste l’eau potable et les écoles», a-t-il dit. Les préparatifs supposent aussi des réparations sur la piste, qui n’est pas capable en l’état d’accueillir des vols civils. Des représentants de l’Onu et du CICR ont effectué plusieurs visites à la base, mais n’ont pas encore livré leurs commentaires. Les représentants de la communauté internationale, réunis en janvier à Tokyo, avaient promis 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction de l’Afghanistan. Le coût total de la reconstruction du pays, détruit par 23 ans de guerres, avait été évalué à 15 miliards de dollars pour la décennie à venir. L’Onu s’est fixé comme objectif de venir en aide pendant l’hiver à 700 000 personnes parmi les plus démunies de cette région du sud de l’Afghanistan. La région est frappée par une sécheresse dévastatrice depuis quatre ans, et environ 1,5 million de ses 4,5 millions d’habitants sont déplacés. Sur la base, constamment en état d’alerte depuis que des tirs d’origine inexpliquée ont blessé deux soldats la semaine dernière, les militaires remplissent déjà une mission médicale et ont en particulier accueilli pour les soigner des combattants afghans alliés de la coalition antiterroriste conduite par les États-Unis. «Nous avons vu de tout jusqu’à présent, depuis des coups de feu accidentels jusqu’à des blessures dues à des éclats d’obus, des grenades, des mines», a expliqué le lieutenant-colonel Ed Arrington, chirurgien orthopédiste. Il a précisé qu’environ un tiers des personnes soignées jusqu’à présent par l’équipe médicale de 22 personnes étaient des combattants afghans. Assistés de traducteurs, les médecins et les infirmières examinent chaque patient, pratiquent des interventions chirurgicales d’urgence et assurent les premiers soins permettant de transférer les blessés vers un hôpital de campagne si leur état nécessite des soins supplémentaires. Des membres de l’équipe ont même appris des rudiments de pachto, la langue parlée dans cette région, et ont établi des liens privilégiés avec les blessés. «Nous avons eu de très bonnes relations avec les Afghans dont nous nous sommes occupés, remarque le médecin. Je pense que nous avons tissé de nombreux liens avec eux».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les forces de la coalition internationale basées à Kandahar, l’ancien bastion des talibans au sud-est de l’Afghanistan, espèrent que l’aéroport leur servant de base militaire sera bientôt remis en état pour accueillir des vols humanitaires. «Je voudrais vraiment que l’aide humanitaire se mette en place aussi rapidement que possible», a déclaré lundi le capitaine Steve Taylor, officier chargé des relations entre civils et militaires, souhaitant que la nécessaire remise en état puisse s’effectuer dans les deux semaines à venir. Les responsables militaires américains et canadiens, a-t-il indiqué, ont discuté avec des représentants des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) des aménagements à apporter pour que l’aéroport, détruit par les bombardements américains de l’automne,...