Le siège de Forza Italia, le parti du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, a été perquisitionné à Rome pour la deuxième fois mercredi dans le cadre d’une enquête ouverte sur des adhésions présumées fantômes à Turin (nord de l’Italie). L’annuaire des adhérents de Forza Italia de la région de Turin, environ 30 000 personnes, a été saisi par les agents de la brigade financière, mandatés par le magistrat turinois en charge du dossier Giuseppe Ferrando. Une première perquisition au siège romain du parti avait eu lieu la semaine dernière à la suite du témoignage d’un infirmier, affirmant avoir été inscrit avec son épouse à leur insu et n’avoir jamais payé de cotisations. Le coordinateur régional de Forza Italia Roberto Rosso a reconnu implicitement des erreurs d’inscription, en remettant en début de semaine aux enquêteurs une liste de 21 noms d’adhérents comportant des erreurs. L’enquête devra élucider par qui ces cartes ont été parrainées et payées. L’enquête visant Forza Italia a été ouverte pour l’instant pour faux en écriture privée et violation du respect de la vie privée, et non financement illicite de parti politique. Elle a démarré dans la foulée du scandale de pots-de-vin qui a éclaté à l’hôpital de Turin, les Molinettes, et à la suite des aveux du directeur de l’établissement Luigi Odasso, arrêté en décembre en flagrant délit en train d’encaisser un dessous de table d’un fournisseur de l’hôpital. L’ancien directeur a été écroué, suspendu puis placé aux arrêts domiciliaires. Il a affirmé qu’il avait financé, deux années de suite en 1999 et en 2000, 800 inscriptions à Forza Italia, soit 1 600 cartes au tarif de 50 euros. L’ancien directeur cherchait, selon ses dires rapportés par des sources proches de l’enquête, à se faire bien voir au sein du parti et à accroître son poids politique.
Le siège de Forza Italia, le parti du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, a été perquisitionné à Rome pour la deuxième fois mercredi dans le cadre d’une enquête ouverte sur des adhésions présumées fantômes à Turin (nord de l’Italie). L’annuaire des adhérents de Forza Italia de la région de Turin, environ 30 000 personnes, a été saisi par les agents de la brigade financière, mandatés par le magistrat turinois en charge du dossier Giuseppe Ferrando. Une première perquisition au siège romain du parti avait eu lieu la semaine dernière à la suite du témoignage d’un infirmier, affirmant avoir été inscrit avec son épouse à leur insu et n’avoir jamais payé de cotisations. Le coordinateur régional de Forza Italia Roberto Rosso a reconnu implicitement des erreurs d’inscription, en remettant en...
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