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Actualités - Chronologie

Pearl : les autorités optimistes, mais les suspects introuvables

Les autorités pakistanaises ont assuré hier que le dénouement était proche dans l’affaire Daniel Pearl, le journaliste américain disparu depuis le 23 janvier, tout en admettant ne pas avoir retrouvé la trace des quatre militants islamistes désignés comme suspects. Le dénouement est tout au plus une question de «jours», a déclaré le ministre de l’Intérieur de la province du Sindh, Mukhtar Sheikh. «Nous allons bientôt le retrouver, peut-être dans quelques jours, mais ce pourrait être plus tôt», a affirmé le responsable provincial. Le porte-parole du gouvernement militaire pakistanais, le général Rashid Qureshi, a pour sa part affirmé que l’enquête «progressait» et que «tous les efforts possibles étaient déployés». Le correspondant du Wall Street Journal avait disparu le 23 janvier à Karachi, grande ville portuaire du sud du Pakistan et capitale de la province du Sindh, alors qu’il enquêtait dans les milieux extrémistes islamistes. Malgré ces déclarations optimistes, les enquêteurs sont toujours à la recherche des quatre principaux suspects, trois hommes soupçonnés d’avoir enlevé Daniel Pearl, et surtout un quatrième, Sheikh Omar, un chef islamiste présenté comme le commanditaire du rapt. «Nous essayons de rassembler des indices concrets pour remonter la piste du principal suspect, mais nous n’avons pas eu de chance jusqu’à présent», a reconnu un enquêteur. Les policiers, qui mènent leur enquête avec l’assistance d’agents du FBI, la police fédérale américaine, sont persuadés désormais que l’enlèvement de Daniel Pearl n’est pas le fait d’individus isolés, mais d’un réseau organisé. Ils ont interpellé jusqu’à présent 13 personnes, dont trois mardi à Karachi qu’ils continuent à interroger activement. Ces trois hommes sont soupçonnés d’avoir diffusé la semaine dernière des e-mails accompagnés de photos qui montraient le journaliste en captivité, et ont affirmé avoir agi sur ordre de Sheikh Omar. La police les a identifiés comme Adil Sheikh, un ancien agent du renseignement, et deux cousins, nommés Suleman Saqib et Fawad, membres présumés du groupe islamiste interdit Jaish-e-Mohammad, dont Sheikh Omar est un des chefs. «L’affaire est entrée dans une phase cruciale. À ce stade, nous ne pouvons vous donner de détails, sauf vous dire que nous progressons», a assuré l’un des enquêteurs. Mukhtar Sheikh a en revanche refusé de commenter les informations sur le rôle présumé de Sheikh Omar, présenté mercredi comme le commanditaire présumé de l’enlèvement. Le Jaish-e-Mohammad a nié être impliqué. Ce mouvement, qui milite contre la domination indienne sur une partie de la région himalayenne du Cachemire, est l’un des cinq groupes interdits le 12 janvier par le président pakistanais Pervez Musharraf dans le cadre de son offensive contre l’extrémisme islamiste. Ce groupe est également lié à l’ancien régime afghan des talibans, selon les autorités, qui le soupçonnent aussi de liens avec le réseau terroriste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden.
Les autorités pakistanaises ont assuré hier que le dénouement était proche dans l’affaire Daniel Pearl, le journaliste américain disparu depuis le 23 janvier, tout en admettant ne pas avoir retrouvé la trace des quatre militants islamistes désignés comme suspects. Le dénouement est tout au plus une question de «jours», a déclaré le ministre de l’Intérieur de la province du Sindh, Mukhtar Sheikh. «Nous allons bientôt le retrouver, peut-être dans quelques jours, mais ce pourrait être plus tôt», a affirmé le responsable provincial. Le porte-parole du gouvernement militaire pakistanais, le général Rashid Qureshi, a pour sa part affirmé que l’enquête «progressait» et que «tous les efforts possibles étaient déployés». Le correspondant du Wall Street Journal avait disparu le 23 janvier à Karachi, grande...