Après le départ et le dernier défilé d’Yves Saint-Laurent, les autres maisons s’efforcent à démontrer que la haute couture parisienne survit, vaillante, après le départ de son enfant tant chéri...| L’heure est plus que jamais à la mobilisation pour défendre l’idée que si une page se tourne, la haute couture continuera d’exister avec les 11 autres maisons restantes : Balmain, Chanel, Christian Dior, Christian Lacroix, Emanuel Ungaro, Féraud, Givenchy, Hanaë Mori, Scherrer, Torrente et Jean-Paul Gaultier, le dernier «labellisé». Il faut ajouter également deux «membres correspondants», les Italiens Versace et Valentino. Pour que la haute couture nourrisse de nouveaux talents, le calendrier a été élargi depuis quelques années à des «membres invités». Ils sont douze cette saison, soit autant que de membres parisiens «à part entière», contre 7 il y a un an. On y trouve des habitués comme les Français Adeline André, Dominique Sirop, Franck Sorbier, l’Italien Maurizio Galante, des récents comme la Coréenne Ji Haye, les Russes Seredin et Vassiliev, les Français Fred Sathal, Frédéric Molénac, des nouveaux, Nicolas Le Cauchois et Anne-Valérie Hash. Enfin, deux maisons au passé prestigieux font leur retour dans le calendrier officiel, Carven selon Pascal Millet et Courrèges. Certains ont déclaré forfait comme l’Italo-Américain Carlo Ponti, en quête de financements après des recettes sur la saison précédente plombées par les événements du 11 septembre, d’autres se concentrent sur leur prêt-à-porter comme les Néerlandais ViktoretRolf. Côté calendrier «off», ils sont une quinzaine à tenter d’attirer les regards des quelque 1 100 journalistes, photographes et cameramen présents pendant les 5 jours de présentations parisiennes. Parmi eux, Eymeric François proposera une collection dédiée à Paris et ses quartiers célèbres, comme Pigalle ou Montmartre, mais le gros des troupes sera composé d’étrangers attirés par la renommée de la capitale française, à l’image des frères jumeaux arméniens Vartan et Guevork Tarloyan. Les Libanais sont très présents avec à leur tête Élie Saab, les Néerlandais avec des protégés du Fashion Institute d’Arnhem mais aussi un Grec, Anastassios Cartalis, formé chez Nina Ricci, deux Finlandais, Nina et Kalervo Karlsson, et une Indonésienne, Farah Angsana. Les présentations ne prendront pas forcément la forme de défilés, le groupe «On aura tout vu», composé de deux Bulgares et d’un Portugais, spécialisé dans l’accessoire pour les maisons de couture, présente ses créations sur des mannequins de couture, Anne-Valérie Hash également mais avec en arrière-plan 11 photos grandeur nature du modèle Stella Tenant. Enfin, le jeune créateur Libertin Louison fera un mixte entre défilé et photos (avec la chanteuse Brigitte Fontaine). Choqué par les attentats et les conflits en Afghanistan et au Moyen-Orient, il devrait manifester son trouble par un travail sur la burka et le keffieh, les recyclant en robes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après le départ et le dernier défilé d’Yves Saint-Laurent, les autres maisons s’efforcent à démontrer que la haute couture parisienne survit, vaillante, après le départ de son enfant tant chéri...| L’heure est plus que jamais à la mobilisation pour défendre l’idée que si une page se tourne, la haute couture continuera d’exister avec les 11 autres maisons restantes : Balmain, Chanel, Christian Dior, Christian Lacroix, Emanuel Ungaro, Féraud, Givenchy, Hanaë Mori, Scherrer, Torrente et Jean-Paul Gaultier, le dernier «labellisé». Il faut ajouter également deux «membres correspondants», les Italiens Versace et Valentino. Pour que la haute couture nourrisse de nouveaux talents, le calendrier a été élargi depuis quelques années à des «membres invités». Ils sont douze cette saison, soit autant que de...