Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

FOOTBALL L’amertume à Conakry après l’élimination de la Guinée

La Coupe d’Afrique des nations de football (CAN-2002), si elle tourne au conte de fées pour les Maliens, rime avec colère et amertume chez les Guinéens, frustrés par l’absence de leur pays à la compétition. Après chaque match diffusé à la télévision, le sujet domine les conversations. Les supporteurs évoquent, la mort dans l’âme, l’absence de leur équipe nationale. «C’est un gâchis», lâche Mamadou, en sirotant son thé. Aïcha, elle aussi, regrette l’absence de la Guinée, qui, selon elle, avait sa place dans cette CAN. «Nos dirigeants ont tué le football guinéen en dissolvant la fédération et en provoquant les sanctions de la Fifa (Fédération internationale de football)», renchérit Doura, cigarette à la bouche. Comme lui, tous les supporteurs guinéens imputent l’entière responsabilité de la disqualification guinéenne au ministre de la Jeunesse et des Sports, Kader Sangaré, à qui ils reprochent d’avoir prématurément dissous la fédération guinéenne (Feguifoot) en janvier 2001. La Fifa, estimant qu’il y avait eu ingérence du pouvoir politique, avait suspendu la Guinée de toutes les compétitions internationales, faute d’avoir obtenu la réinstallation de l’ancienne équipe dirigeante. Cette décision avait privé les cadets guinéens d’une finale de la CAN-2001 aux Seychelles et, surtout, empêché leurs aînés, en bonne position dans les poules éliminatoires de la Coupe d’Afrique et de la Coupe du monde, de pouvoir prétendre à la qualification. En octobre, l’ancien bureau de la fédération a été réinstallé, en attendant de nouvelles élections, et la Guinée a été de nouveau admise dans les compétitions internationales. Mais trop tard pour la CAN. La déception des supporteurs guinéens est d’autant plus grande que l’événement se déroule tout près de chez eux, avec des équipes qu’ils estiment largement à la portée de leur équipe nationale. L’exploit des Maliens face aux Bafana-Bafana d’Afrique du Sud (2-0 en quart de finale) ou l’élimination au premier tour des Éperviers du Togo, une équipe qui évoluait dans le même groupe éliminatoire de la CAN que la Guinée, n’ont fait que raviver la déception des jeunes Guinéens.
La Coupe d’Afrique des nations de football (CAN-2002), si elle tourne au conte de fées pour les Maliens, rime avec colère et amertume chez les Guinéens, frustrés par l’absence de leur pays à la compétition. Après chaque match diffusé à la télévision, le sujet domine les conversations. Les supporteurs évoquent, la mort dans l’âme, l’absence de leur équipe nationale. «C’est un gâchis», lâche Mamadou, en sirotant son thé. Aïcha, elle aussi, regrette l’absence de la Guinée, qui, selon elle, avait sa place dans cette CAN. «Nos dirigeants ont tué le football guinéen en dissolvant la fédération et en provoquant les sanctions de la Fifa (Fédération internationale de football)», renchérit Doura, cigarette à la bouche. Comme lui, tous les supporteurs guinéens imputent l’entière responsabilité de la...