Les appréhensions qui avaient gagné le marché des changes de Beyrouth depuis une dizaine de jours, sur fond d’inquiétudes suscitées par la rupture de la trêve que le Hezbollah observait sur le front libano-israélien, ne se sont guère dissipées cette semaine. Cela d’autant que le président George W. Bush venait de proférer de nouvelles menaces contre des groupes islamistes, citant nommément le Hezbollah, dans son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès américain, l’avertissant que son pays n’hésiterait pas à agir contre le «monde souterrain du terrorisme». De plus, les débats budgétaires qui ont eu lieu cette semaine n’ont guère été rassurants sur l’avenir, non seulement économique et financier du pays, mais sur le sort du gouvernement dont le changement pourrait entraîner des dissensions politiques susceptibles de compromettre le climat d’investissement. En effet, les velléités de pression qui semblaient s’exercer sur la livre libanaise la semaine dernière, dans la crainte d’une détérioration de la situation dans le pays sous plus d’un rapport, ne se sont pas relâchées cette semaine que très passagèrement à l’occasion de l’ajustement des positions de change de fin de mois par les banques. Mais il n’en demeurait pas moins que malgré une certaine offre du dollar qui en a résulté, la demande en livre est demeurée limitée, ne reflétant guère le moindre regain d’intérêt pour les placements en cette monnaie. Cela étant, et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le dollar continuait à être fixé tout au long de cette semaine au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit de la place ont été amenés à le négocier dans les transactions interbancaires entre 1 513,75 et 1 514,00 LL, comme à la fin de la semaine dernière. Mais à la lumière de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande en cette monnaie et eu égard aussi au niveau très élevé de la «dollarisation» des dépôts bancaires qui aurait atteint 75 %, l’activité du marché ne devait guère se développer. Par conséquent, le volume des échanges n’a pas pu prendre de l’ampleur, se situant sur toute la semaine aux alentours de quarante millions de dollars, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les banques entre 1 513,75 et 1 514,00 LL, à en croire les milieux cambistes de la place. E.K.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les appréhensions qui avaient gagné le marché des changes de Beyrouth depuis une dizaine de jours, sur fond d’inquiétudes suscitées par la rupture de la trêve que le Hezbollah observait sur le front libano-israélien, ne se sont guère dissipées cette semaine. Cela d’autant que le président George W. Bush venait de proférer de nouvelles menaces contre des groupes islamistes, citant nommément le Hezbollah, dans son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès américain, l’avertissant que son pays n’hésiterait pas à agir contre le «monde souterrain du terrorisme». De plus, les débats budgétaires qui ont eu lieu cette semaine n’ont guère été rassurants sur l’avenir, non seulement économique et financier du pays, mais sur le sort du gouvernement dont le changement pourrait entraîner des dissensions...