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Scotland Yard accusé d’avoir laissé échapper un chef d’el-Qaëda

Scotland Yard est accusé dans le quotidien Le Figaro d’avoir laisser filer le chef spirituel d’el-Qaëda en Europe, le Jordanien Abou Qoutada, dont le nom apparaît dans toutes les enquêtes européennes sur le terrorisme islamiste. L’imam a disparu avec sa famille de son domicile d’Acton à l’est de Londres en décembre alors que la Grande-Bretagne avait assuré ses partenaires européens qu’il serait arrêté dès l’entrée en vigueur des nouvelles lois antiterroristes «anti-terror act». «C’était l’un des quatre islamistes les plus surveillés de Londres. Il ne peut avoir disparu dans la nature au nez et à la barbe des Anglais. C’est impossible», a déclaré anonymement au Figaro un enquêteur français. «Il est beaucoup plus probable qu’il se soit mis au vert en Grande-Bretagne avec l’accord des autorités britanniques», a estimé cet enquêteur. Officiellement Abou Qoutada n’est pas en fuite et «il n’est pas recherché», selon le quotidien qui a interrogé Scotland Yard. «C’est un mystère total : les Britanniques ne nous donnent aucune information alors qu’ils jouaient la transparence depuis le 11 septembre», a indiqué au journal une source française. Selon des experts français du monde islamiste en Grande-Bretagne, Abou Qoutada «peut faire partie des informateurs du MI5, le contre-espionnage britannique» et «le laisser en liberté, tout en le contrôlant, permet aux enquêteurs d’obtenir des “tuyaux” intéressants». «Le placer sous les verrous risquerait en revanche de mettre le feu aux mosquées londoniennes ou d’encourager le prosélytisme en prison», selon les mêmes experts.
Scotland Yard est accusé dans le quotidien Le Figaro d’avoir laisser filer le chef spirituel d’el-Qaëda en Europe, le Jordanien Abou Qoutada, dont le nom apparaît dans toutes les enquêtes européennes sur le terrorisme islamiste. L’imam a disparu avec sa famille de son domicile d’Acton à l’est de Londres en décembre alors que la Grande-Bretagne avait assuré ses partenaires européens qu’il serait arrêté dès l’entrée en vigueur des nouvelles lois antiterroristes «anti-terror act». «C’était l’un des quatre islamistes les plus surveillés de Londres. Il ne peut avoir disparu dans la nature au nez et à la barbe des Anglais. C’est impossible», a déclaré anonymement au Figaro un enquêteur français. «Il est beaucoup plus probable qu’il se soit mis au vert en Grande-Bretagne avec l’accord des...