Tariq Abdul-Wahad ne fait décidément rien comme les autres, même quand il veut se montrer généreux. La maladresse légendaire de l’arrière de Denver lui a déjà valu de se mettre en marge du basket français gangréné, selon lui, par des sentiments racistes à l’égard des joueurs internationaux de couleur. Les déclarations de cet ancien élève de l’INSEP, converti de bonne foi à l’islam, n’ont pas non plus toujours été du meilleur goût pendant la crise internationale qui a suivi les attentats du 11 septembre. Mais feu Olivier Saint-Jean (son nom d’origine) sait aussi, quand il ne parle pas à tort et à travers, se rendre utile. Ainsi, par le biais de la fondation qui porte son nom, le joueur des Nuggets avait discrètement mis la main à la poche pour permettre à six jeunes joueurs français de s’installer aux États-Unis, afin d’y poursuivre leurs études tout en disputant le réputé championnat universitaires (NCAA). Les protégés de Tariq avaient été installés en Californie, à Los Altos, un campus proche du Foothill Collège où il avait lui-même effectué ses premiers pas avant d’entrer à l’Université de San José. Du logement aux frais scolaires, TAW, qui couve également son frère Samuel inscrit dans ce collège l’an dernier, prenait tout en charge. Et tout devait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Trois fois hélas, le Frenchie de Denver n’avait pas pris la peine de consulter les règlements et statuts de la très rigoureuse NCAA qui régit le sport universitaire aux États-Unis. Ceux-çi stipulent que tout étudiant sportif (où plutôt l’inverse si l’on ne veut pas être hypocrite) n’a le droit de percevoir aucun avantage, sous quelque forme que ce soit, en nature ou espèces sonnantes et trébuchantes. Investissement à fonds perdus La conséquence de cette bourde monumentale, qui constitue en fait une violation des méthodes de recrutement, fait que toute l’équipe du Foothill College est suspendue de compétition pour un an ! Aucun appel n’est possible et la fac concernée, dont la réputation se voit entachée, a déjà dû licencier deux assistants-coaches. Quant aux apprentis basketteurs, ils ont retraversé l’Atlantique... Tariq Abdul-Wahad n’est pas le seul à avoir fait un investissement à fonds perdus. Les dirigeants d’Orlando doivent en effet commencer à regretter les 93 millions de dollars qu’ils verseront à Grant Hill au cours des six prochaines années. À bientôt 30 ans, la star du Magic, pas capable de jouer plus d’une vingtaine de matches depuis deux ans, traîne toujours la blessure à la cheville gauche récoltée sous les couleurs de Detroit. L’ancien élève de Duke, entré dans la Ligue il y a huit ans, est repassé sur la table d’opération après seulement une douzaine de rencontres disputées cette saison. «Out» pour toute la fin de ce championnat dans lequel la franchise de Floride plaçait de grands espoirs, Hill laisse donc son équipe dans l’embarras. Malgré le bon comportement de Tracy Mac Grady, les hommes de Doc Rivers, virés dès le premier tour du play-off l’an dernier, vivent toujours dans le souvenir d’une finale de Conférence. C’était en 1996, à l’époque bénie du Shaq. Aujourd’hui, Orlando va devoir cravacher pour sortir dans le Top 8 de la côte Est. Toujours en matière d’argent, Reggie Miller est par contre sûr, lui, de dépenser le sien à bon escient. Le généreux leader d’Indiana vient en effet de décider qu’il offrirait 1 000 dollars pour la Croix-Rouge américaine à chacun de ses paniers à trois points ! Or, il faut savoir qu’à 35 ans, le shooteur vedette des Pacers détient le record NBA des paniers primés tentés et réussis depuis le début de sa carrière, il y a maintenant 15 ans. D’après plusieurs estimations portant sur l’adresse moyenne de Miller, l’œuvre caritative désignée pourrait toucher jusqu’à 150 000 dollars avant les play-offs. Résultats Résultats des matches disputés dimanche dans le championnat professionnel nord-américain de basket-ball (NBA) : Toronto - LA Clippers 72 - 79 Sacramento - Phoenix 103 - 100 Portland - Cleveland 96 - 64. Mutombo (Philadelphie) en campagne contre le sida Le basketteur noir-américain Dikembe Mutombo (Philadelphie 76ers/NBA) a apporté sa contribution à une campagne publicitaire de prévention du sida financée par l’organisation de Nations unies spécialisée dans la lutte contre le crime organisé et le trafic de drogue (ODCCP). Mutombo, 35 ans (2,18 m, 120 kg), élu meilleur défenseur de l’année en 2001 (pour la 4e fois en 10 saisons) et finaliste du dernier championnat nord-américain de basket-ball contre les Lakers de Los Angeles, attire notamment l’attention des utilisateurs de drogue sur les dangers de transmission du sida. «Utiliser des préservatifs et ne pas partager de seringues sont des décisions intelligentes qui peuvent vous aider à vivre plus longtemps et en bonne santé», affirme la star du basket américain, originaire du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo), à destination notamment des Africains. Ce message en anglais, en français, en portugais et en swahili sera régulièrement diffusé sur tout le continent africain.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Tariq Abdul-Wahad ne fait décidément rien comme les autres, même quand il veut se montrer généreux. La maladresse légendaire de l’arrière de Denver lui a déjà valu de se mettre en marge du basket français gangréné, selon lui, par des sentiments racistes à l’égard des joueurs internationaux de couleur. Les déclarations de cet ancien élève de l’INSEP, converti de bonne foi à l’islam, n’ont pas non plus toujours été du meilleur goût pendant la crise internationale qui a suivi les attentats du 11 septembre. Mais feu Olivier Saint-Jean (son nom d’origine) sait aussi, quand il ne parle pas à tort et à travers, se rendre utile. Ainsi, par le biais de la fondation qui porte son nom, le joueur des Nuggets avait discrètement mis la main à la poche pour permettre à six jeunes joueurs français de s’installer...