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Cascade d’appuis à Arafat après les accusations US

La position de l’UE diamétralement opposée à celle de Washington L’Union européenne a volé hier au secours de Yasser Arafat, estimant que le président de l’Autorité palestinienne restait incontournable si l’on veut parvenir à une paix durable au Proche-Orient. Les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont adopté une position diamétralement opposée à celle du président américain George Bush, qui s’est aligné le week-end dernier sur les thèses du Premier ministre israélien Ariel Sharon. «Pour éradiquer le terrorisme comme pour construire la paix, Israël a besoin de l’Autorité palestinienne et de son président élu, Yasser Arafat, comme partenaire de négociation», peut-on lire dans une déclaration adoptée lors de leur réunion. «Leur capacité à combattre le terrorisme ne doit pas être affaiblie». «On ne peut envisager une victoire militaire de l’un sur l’autre», a souligné Josep Piqué, le ministre espagnol des Affaires étrangères, qui préside actuellement l’Union. Cette volonté de préserver un équilibre entre les deux parties contraste fortement avec l’attitude américaine. Stockholm : Le durcissement américain est dangereux Le durcissement de la position de l’Administration Bush envers le président palestinien Yasser Arafat est très dangereux, a déclaré hier la ministre suédoise des Affaires étrangères Anna Lindh. «La position américaine m’inquiète beaucoup. J’estime que mettre sur le même plan Arafat et des terroristes est à la fois inapproprié et stupide. C’est une position très dangereuse», a-t-elle déclaré. Réagissant au projet prêté à certains membres de l’Administration américaine de fermer la représentation de l’Autorité palestinienne à Washington, d’interrompre les efforts de médiation américains et de considérer les forces de sécurité d’Arafat comme des bandes terroristes, elle a estimé que «c’est de la pure folie. Cela va à l’encontre de tout le processus de paix et ne peut conduire qu’à un conflit ouvert au Proche-Orient». Au cours du premier semestre 2001, pendant lequel la Suède avait assumé la présidence tournante de l’Union européenne, nombre de Suédois s’étaient dits inquiets de voir leur gouvernement adopter une position qu’ils jugeaient de plus en plus pro-israélienne, après des années de soutien marqué aux Palestiniens. Arafat doit recouvrer la liberté, estime Pékin Le président chinois Jiang Zemin a condamné les raids israéliens contre des cibles palestiniennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et a exhorté les parties à renouer rapidement avec les pourparlers de paix. Dans une lettre au président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, Jiang affirme que Pékin est très inquiet au sujet de la détérioration de la situation et fait part de son soutien aux Palestiniens, ajoute l’agence. «Nous sommes opposés aux frappes militaires d’Israël et à son blocus économique contre la Palestine, et ses actes mettent en péril la sécurité des vies et de la propriété des civils palestiniens», répond le président chinois à Arafat, qui lui avait adressé une lettre la semaine dernière. «Nous sommes particulièrement opposés à la mesure peu judicieuse d’Israël consistant à restreindre la liberté de mouvement de Son Excellence M. le Président», ajoute-t-il, estimant que les Palestiniens ont fait des efforts considérables pour faire respecter un cessez-le-feu. Arafat est confiné dans son QG de Ramallah, en Cisjordanie, depuis début décembre, en dépit des protestations internationales. « Soutien absolu » de Amman et de Ryad L’Arabie saoudite et la Jordanie ont affirmé leur «soutien absolu» au président palestinien Yasser Arafat lors d’entretiens du roi Abdallah II à Ryad, a indiqué une source officielle jordanienne. Les deux parties «ont réaffirmé leur soutien absolu au président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat et leur opposition à toute tentative de l’isoler. «Il ne peut y avoir un autre interlocuteur (pour la communauté internationale) à part Yasser Arafat en ce qui concerne la cause palestinienne», a ajouté la source. Le prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz avait dénoncé samedi le siège imposé par Israël à Yasser Arafat et souhaité sa présence au sommet arabe prévu fin mars à Beyrouth. La presse saoudienne a, pour sa part, poursuivi ses attaques contre la politique américaine à l’égard des Palestiniens et ce qu’elle perçoit comme une tentative de Washington de délégitimer M. Arafat. «Si Washington souhaite sincèrement mettre fin au conflit, il ne doit pas délégitimer Arafat ou son Autorité», écrit dans un éditorial le quotidien de langue anglaise Arab News. Washington «devrait par contre faire comprendre aux Israéliens que la seule façon de parvenir à la sécurité est la fin de 35 ans d’occupation des territoires palestiniens», ajoute le journal. Le Saudi Gazette accuse de son côté le président américain George W. Bush de ne pas s’intéresser à la paix au Proche-Orient.
La position de l’UE diamétralement opposée à celle de Washington L’Union européenne a volé hier au secours de Yasser Arafat, estimant que le président de l’Autorité palestinienne restait incontournable si l’on veut parvenir à une paix durable au Proche-Orient. Les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont adopté une position diamétralement opposée à celle du président américain George Bush, qui s’est aligné le week-end dernier sur les thèses du Premier ministre israélien Ariel Sharon. «Pour éradiquer le terrorisme comme pour construire la paix, Israël a besoin de l’Autorité palestinienne et de son président élu, Yasser Arafat, comme partenaire de négociation», peut-on lire dans une déclaration adoptée lors de leur réunion. «Leur capacité à combattre le terrorisme ne doit pas être...