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Libye Tripoli veut encourager les investissements et les exportations

La dévaluation de la monnaie libyenne et la baisse des droits de douane ont un double objectif : attirer l’investissement et favoriser les exportations dans le pays, a indiqué le gouverneur de la Banque centrale de Libye. Le taux unique de change, qui a accompagné la dévaluation, le 14 janvier, «a l’avantage de créer une bonne visibilité pour les investisseurs libyens et étrangers et d’encourager les exportations», a précisé Ahmed Ménissi. Jusqu’à l’annonce de la dévaluation du dinar, la Libye appliquait deux taux de change. Les sociétés d’État pouvaient acheter le billet vert à 0,55 dinar (LYD) et les particuliers à 1,6 LYD, alors que le prix du dinar par rapport au dollar fluctuait librement sur le marché parallèle. Avec la dévaluation, le taux officiel de change du dinar a été fixé pour tous à 1,3 LYD pour un billet vert, une mesure destinée, selon la Banque centrale, à «marginaliser le marché parallèle». Le ministère des Finances a en outre baissé les tarifs douaniers d’une série de produits importés, notamment ceux de consommation courante comme les aliments et les vêtements, et le matériel utilisé dans le bâtiment. Les produits alimentaires de base et le matériel médical ont été totalement exonérés, et la taxe sur les voitures ramenée à 35 % contre 110 % auparavant. Le gouverneur de la Banque centrale a nié que ces mesures soient en relation avec une stagnation de l’économie libyenne. «Notre économie est solide et nous n’avons pas de dette extérieure», a-t-il dit, affirmant que le dinar a repris de la vigueur depuis la mi-janvier dans les marchés de change des pays voisins, sans donner de chiffres. «Le taux de change unique est l’un des pas importants sur la voie d’une relance de l’économie», a-t-il insisté, liant les difficultés passées du pays à l’environnement international marqué par les sanctions économiques. Selon M. Ménissi, les nouvelles mesures vont dans le sens d’une libéralisation que la Libye veut renforcer sans cesse pour pouvoir adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il a en même temps affirmé que cette politique n’avait été dictée à Tripoli par «aucun organisme international», mais reconnu que ces mesures avaient été saluées par une délégation du Fonds monétaire international (FMI) actuellement en visite à Tripoli pour «évaluer les performances de l’économie libyenne». Le gouverneur de la Banque centrale de Libye a assuré que son pays n’avait été touché qu’indirectement par les retombées des attentats du 11 septembre aux États-Unis, «étant donné ses fortes relations commerciales avec les pays européens». La seule retombée a été les fluctuations du prix du brut, dont la Libye a réussi, selon lui, à limiter la contribution à son budget à seulement 30 %.
La dévaluation de la monnaie libyenne et la baisse des droits de douane ont un double objectif : attirer l’investissement et favoriser les exportations dans le pays, a indiqué le gouverneur de la Banque centrale de Libye. Le taux unique de change, qui a accompagné la dévaluation, le 14 janvier, «a l’avantage de créer une bonne visibilité pour les investisseurs libyens et étrangers et d’encourager les exportations», a précisé Ahmed Ménissi. Jusqu’à l’annonce de la dévaluation du dinar, la Libye appliquait deux taux de change. Les sociétés d’État pouvaient acheter le billet vert à 0,55 dinar (LYD) et les particuliers à 1,6 LYD, alors que le prix du dinar par rapport au dollar fluctuait librement sur le marché parallèle. Avec la dévaluation, le taux officiel de change du dinar a été fixé pour tous à 1,3...