Rechercher
Rechercher

Actualités

Les ministres afghans font déjà des projets avec les milliards de Tokyo

Les ministres afghans ont commencé dès lundi à échafauder une liste de projets où figurent le rapatriement des réfugiés, la sécurité, les routes, la distribution d’eau, la santé et l’éducation pour les trois milliards de dollars promis par les donateurs de la conférence de Tokyo. Le souci prioritaire de l’administration intérimaire est de rapatrier les réfugiés, a indiqué lundi le vice-ministre du Plan Salam Jan. Entre quatre et cinq millions d’Afghans vivent actuellement dans des camps de réfugiés au Pakistan et en Iran, ou dans des camps pour personnes déplacées à l’intérieur du pays. «Nous avons aussi besoin d’être en mesure de fournir des services de base, tels que la distribution d’eau, l’assainissement, les routes, les hôpitaux et les autres services sociaux». Une autre priorité est de débarrasser le pays des quelque 10 millions de mines qui le polluent, a dit le vice-ministre. M. Jan n’est «pas mécontent» des promesses faites à Tokyo, mais il ajoute : «Nous en attendions plus». «L’Afghanistan a été totalement détruit au cours des vingt dernières années et nous avons besoin de tout reconstruire», a-t-il expliqué. «Reconstruire le pays avec cette somme d’argent sera très difficile, mais nous ferons ce que nous pourrons». Selon lui, l’administration intérimaire, mise en place le 22 décembre pour une période de six mois, aura besoin d’au moins 10 milliards de dollars pour couvrir les coûts de financement de la première phase de la reconstruction. Selon un rapport de la Banque mondiale, du Programme de développement des Nations unies et de la Banque de développement de l’Asie, le prix de la reconstruction de l’Afghanistan sera de 15 milliards de dollars sur dix ans. Le vice-ministre des Travaux publics, Wali Mohammad Rasoli, a indiqué que son ministère espérait 340 millions de dollars pour la première phase de la reconstruction. Avec cette somme, il sera en mesure de construire 18 000 kilomètres de routes pour relier les principales villes du pays entre elles et avec les pays voisins, le Pakistan, l’Iran et le Turkménistan. Il pourrait aussi réparer ou reconstruire neuf grands ponts qui ont été détruits et 150 écoles. En plus, il pourrait augmenter la fourniture d’eau canalisée à la population. Actuellement, seulement 20 % des Kaboulis et 2 % de la population à l’extérieur de la capitale bénéficient de l’eau au robinet. En étirant le budget au maximum, le vice-ministre pourrait aussi remplacer les fenêtres des différents ministères, et s’il reste encore quelques dollars, il pourrait même réparer la voiture de son propre ministère. Mais vu les besoins de chacun des 20 ministères, il paraît peu probable au vice-ministre d’obtenir les 340 millions de dollars espérés. «On fera ce qu’on pourra avec ce qu’on nous donne», a-t-il dit. Son but à long terme est de construire un réseau ferré moderne reliant toutes les principales villes de l’Afghanistan et les pays voisins. Ce réseau à lui seul coûterait environ deux milliards de dollars. Mais s’il parvenait à réaliser avec les fonds alloués à son ministère au moins quelque chose de solide dans la première phase, la seconde phase serait plus facile et moins chère, espère M. Rasoli. «Nous avons un proverbe en Afghanistan : tout ce qui est commencé est déjà à moitié réalisé», conclut le vice-ministre.
Les ministres afghans ont commencé dès lundi à échafauder une liste de projets où figurent le rapatriement des réfugiés, la sécurité, les routes, la distribution d’eau, la santé et l’éducation pour les trois milliards de dollars promis par les donateurs de la conférence de Tokyo. Le souci prioritaire de l’administration intérimaire est de rapatrier les réfugiés, a indiqué lundi le vice-ministre du Plan Salam Jan. Entre quatre et cinq millions d’Afghans vivent actuellement dans des camps de réfugiés au Pakistan et en Iran, ou dans des camps pour personnes déplacées à l’intérieur du pays. «Nous avons aussi besoin d’être en mesure de fournir des services de base, tels que la distribution d’eau, l’assainissement, les routes, les hôpitaux et les autres services sociaux». Une autre priorité est de...