Iran Téhéran libère un premier contingent de prisonniers irakiens
le 22 janvier 2002 à 00h00
Une partie des 697 prisonniers de guerre irakiens, que l’Iran a promis de libérer, est arrivé hier soir en Irak. Ce premier contingent de 197 Irakiens est arrivé d’Iran à bord d’autobus dans la région frontalière d’al-Monzarya, à 170 km au nord-est de Bagdad. Détenus en Iran depuis 1991, selon leurs dires, ces anciens prisonniers ont été accueillis par les membres de leurs familles, dont plusieurs pleuraient de joie. Un des militaires libérés, Kharir Abbas, 58 ans, originaire de Mossoul (nord de l’Irak), a affirmé en pleurant avoir été «victime de répression en Iran». «Nous avons été victimes de la répression en Iran, qui nous a terrorisés», a-t-il dit, en prenant dans ses bras ses sept enfants qu’il n’avait pas vus depuis onze ans. «Si on dit qu’Israël pratique le terrorisme, l’Iran le pratique encore plus», a-t-il lancé devant les journalistes sur place. Ce premier groupe de 197 Irakiens, libérés sous l’égide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a pris ensuite place à bord d’autobus irakiens. Les circonstances dans lesquelles ces soldats ont été faits prisonniers par les Iraniens, trois ans après la fin de la guerre entre les deux États (1980-1988), n’ont pas été révélées. Un responsable du dossier des prisonniers de guerre irakiens au ministère irakien des Affaires étrangères, Fahmi al-Qaissi, a déclaré à des journalistes à al-Monzarya que l’Iran «s’est engagé à libérer 697 militaires irakiens dans le cadre d’un accord conclu en janvier à Bagdad». Dimanche, un porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères avait indiqué que «la partie iranienne a accepté de libérer 697 prisonniers de guerre à partir de lundi et sur une période de trois jours sous la supervision du CICR». Il a souligné que les autorités irakiennes devaient de leur côté libérer cinquante prisonniers iraniens, emprisonnés en Irak pour «crimes financiers ou séjour illégal» dans le pays. Le responsable irakien a souligné à ce propos qu’il «n’existe pas en Irak de prisonniers de guerre iraniens». L’Irak et l’Iran vont en outre échanger «prochainement» les dépouilles de quelque 1 220 Irakiens et 574 Iraniens morts en détention dans les deux pays, avait indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Bagdad. La question des prisonniers ainsi que celle des mouvements de l’opposition iranienne et irakienne, que les deux pays se reprochent mutuellement de soutenir, constituent les principaux obstacles à la normalisation entre l’Irak et l’Iran, plus de 13 ans après la fin de leur conflit. L’Irak estime le nombre de ses prisonniers encore en Iran à 29 000, dont 20 000 non enregistrés, et à quelque 60 000 le nombre de disparus, ce que Téhéran dément. Téhéran estime à 3 206 le nombre total de ses prisonniers toujours en Irak.
Une partie des 697 prisonniers de guerre irakiens, que l’Iran a promis de libérer, est arrivé hier soir en Irak. Ce premier contingent de 197 Irakiens est arrivé d’Iran à bord d’autobus dans la région frontalière d’al-Monzarya, à 170 km au nord-est de Bagdad. Détenus en Iran depuis 1991, selon leurs dires, ces anciens prisonniers ont été accueillis par les membres de leurs familles, dont plusieurs pleuraient de joie. Un des militaires libérés, Kharir Abbas, 58 ans, originaire de Mossoul (nord de l’Irak), a affirmé en pleurant avoir été «victime de répression en Iran». «Nous avons été victimes de la répression en Iran, qui nous a terrorisés», a-t-il dit, en prenant dans ses bras ses sept enfants qu’il n’avait pas vus depuis onze ans. «Si on dit qu’Israël pratique le terrorisme, l’Iran le...
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