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Arrêt sur image L’horoscope

Je ne sais pas ce que nous réserve cette nouvelle année! Pour tout vous dire, je ne tiens pas à le savoir. J’adore les surprises, les bonnes de préférence, bien entendu. Mais comme rien n’est vraiment entendu, je n’ai pas entendu ce que Maguy – qui faisait-ma-joie – a pu raconter, à l’antenne, trois heures durant pour son come-back. Dans ce cas précis, la surprise fut agréablement blonde. Par contre, je puis affirmer, sans risque de me tromper et sans jouer les oracles, qu’une bonne partie de la population du pays a prêté une oreille – sinon deux – à ce qui se disait. À part les restaurants, il n’y a plus qu’une chose qui intéresse mes compatriotes: savoir si le ciel va ou non leur tomber sur la tête. Et croyez-moi, je ne suis pas tombé sur la tête. Quoi qu’il en soit, au lendemain de la prestation de notre Nostradamus en jupons, des voix se sont élevées sur une autre chaîne pour affimer – comme si nous ne le savions pas – que l’avenir est entre les mains de Dieu. Tiens, tiens! Maguy, j’en suis certain, ne s’est jamais prise pour le Père, encore moins pour le Fils et certainement pour le Saint-Esprit. Il ne lui reste, pour prouver sa bonne foi – sans F majuscule – qu’à aller laver ses petites menottes le plus vite possible. Sinon, ce sera le bûcher. En ce qui concerne mon avenir, je n’ai personnellement qu’une seule et unique préoccupation: j’aimerai que l’on me dise quand nous allons finir d’entendre les Mexicains s’exprimer en arabe. Ras le bol. Je n’en peux plus. Je n’arrive plus à assumer. Pitié. Et puisque l’avenir n’appartient qu’à Dieu, c’est à lui que j’adresse cette humble prière. Mais rassurez-moi vite: Dieu serait-il mexicain? Alain PLISSON P.-S.: L’horoscope, film de Jean Girault avec Michel Galabru.
Je ne sais pas ce que nous réserve cette nouvelle année! Pour tout vous dire, je ne tiens pas à le savoir. J’adore les surprises, les bonnes de préférence, bien entendu. Mais comme rien n’est vraiment entendu, je n’ai pas entendu ce que Maguy – qui faisait-ma-joie – a pu raconter, à l’antenne, trois heures durant pour son come-back. Dans ce cas précis, la surprise fut agréablement blonde. Par contre, je puis affirmer, sans risque de me tromper et sans jouer les oracles, qu’une bonne partie de la population du pays a prêté une oreille – sinon deux – à ce qui se disait. À part les restaurants, il n’y a plus qu’une chose qui intéresse mes compatriotes: savoir si le ciel va ou non leur tomber sur la tête. Et croyez-moi, je ne suis pas tombé sur la tête. Quoi qu’il en soit, au lendemain de la prestation...