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Auto - Rallye de Monte-Carlo La chasse au Lion est ouverte

Détrôner le Lion, tel est l’objectif des adversaires de Peugeot à l’aube du championnat du monde des rallyes dont le coup d’envoi sera donné cette fin de semaine au Monte-Carlo. Mais pour Ford, Subaru, Mitsubishi, et plus encore pour les autres (Hyundaï et Skoda), Citroën repoussant ses rêves de conquête à 2003, il sera sans doute bien difficile cette année d’avoir la peau du roi de la discipline. Détenteur du titre mondial des constructeurs depuis deux saisons, Peugeot veut en effet se montrer plus ambitieux que jamais, ne se contentant pas de son tableau de chasse actuel. «Notre but est de gagner un troisième titre consécutif, ce que Peugeot n’a jamais encore réalisé», avertissent à l’unisson Frédéric Saint-Geours, directeur d’automobiles Peugeot, et Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Si le plateau n’a jamais été aussi relevé avec sept grands constructeurs et une vingtaine de pilotes professionnels, la marque au lion présente néanmoins les meilleures garanties pour réussir dans son entreprise avec sa 206 WRC, sans doute la plus efficace des voitures engagées, et une «dream team» au volant. Dominatrice depuis son arrivée sur les routes du Mondial, en dépit de débuts de saison chaotiques, la firme française a en effet frappé fort en enrôlant le champion en titre, l’Anglais Richard Burns, au côté du Finlandais Marcus Gronholm, son prédécesseur au palmarès. Avec Hervé Panizzi, reconnu comme le meilleur spécialiste asphalte, et le Finlandais Harri Rovanpera, réputé pour être redoutable sur terre, Peugeot engagera sur chaque épreuve trois pilotes capables de viser la victoire. Avec la nouvelle règle permettant aux deux meilleurs du trio de marquer des points au championnat, le Lion s’est offert une assurance «tous risques» dont ne pourront pas se prévaloir ses concurrents. Grand chambardement Cette année encore, Ford semble devoir être le principal adversaire de Peugeot avec son duo hispano-britannique Carlos Sainz et Colin McRae. Les autres constructeurs ont procédé à un grand chambardement avec une valse inhabituelle des pilotes. Le Finlandais Tommi Makinen de Mitsubishi à Subaru, François Delecour de Ford à Mitsubishi, cette dernière équipe, comme Hyundaï et Skoda, qui renouvelle complètement son effectif, l’année 2002 marque un étonnant changement. Adaptation des pilotes à une nouvelle monture, à d’autres habitudes de travail, là résidera peut-être la clé de la saison qui s’ouvre. Peugeot et Ford ayant pour leur part été les plus stables, avec un seul changement pour chacun, ils se présentent donc comme les mieux armés pour le titre, pour un nouveau duel dans lequel certainement les pneus joueront un rôle important. Michelin pour le Lion, Pirelli pour l’équipe britannique, l’an passé la firme française s’était largement imposée (10 succès en 14 rallyes). Il ne reste plus à espérer pour Ford que le manufacturier italien rectifie le tir. Burns-Gronholm Bataille chez les constructeurs, la lutte promet également d’être acharnée chez les pilotes où Burns devra repousser les assauts des Ford, McRae et Sainz, de l’éternel Makinen, mais aussi de son équipier de chez Peugeot, Marcus Gronholm, pour garder sa couronne. Le Finlandais, détrôné par le Britannique l’an passé, voit d’un mauvais œil l’arrivée de Burns «chez lui». Gronholm compte bien montrer qu’il est le meilleur, que c’est lui le patron chez Peugeot, que le faux pas de l’an passé n’est qu’un échec sans lendemain, dû avant tout à la malchance. D’autant que Burns aura à s’acclimater à sa nouvelle équipe au début de la saison. «Il me faudra quelques rallyes avant que je me sente aussi bien au volant de la 206 que je ne l’étais à celui de la Subaru», prévient, prudent, l’Anglais. À Gronhom d’en profiter. Et dès le Monte-Carlo qui, jusque-là, ne lui a jamais été favorable.
Détrôner le Lion, tel est l’objectif des adversaires de Peugeot à l’aube du championnat du monde des rallyes dont le coup d’envoi sera donné cette fin de semaine au Monte-Carlo. Mais pour Ford, Subaru, Mitsubishi, et plus encore pour les autres (Hyundaï et Skoda), Citroën repoussant ses rêves de conquête à 2003, il sera sans doute bien difficile cette année d’avoir la peau du roi de la discipline. Détenteur du titre mondial des constructeurs depuis deux saisons, Peugeot veut en effet se montrer plus ambitieux que jamais, ne se contentant pas de son tableau de chasse actuel. «Notre but est de gagner un troisième titre consécutif, ce que Peugeot n’a jamais encore réalisé», avertissent à l’unisson Frédéric Saint-Geours, directeur d’automobiles Peugeot, et Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Si le...