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Les militaires afghans commencent à évacuer la capitale

Les militaires afghans de l’Alliance du Nord, entrée victorieusement dans Kaboul le 13 novembre dernier, ont commencé jeudi à évacuer la capitale et à gagner leurs nouvelles casernes conformément aux ordres reçus la veille des nouvelles autorités du pays, a indiqué la police. «Ils sont partis (dans leurs casernes)», a indiqué le chef du troisième district de la police de Kaboul, le lieutenant Abdul Qudus Omad. «Le problème est résolu à Kaboul», a-t-il ajouté. Le chef de la sécurité publique afghane, le général Din Mohammad Djurhat, a indiqué mercredi que l’ordre avait été donné à toutes les unités militaires à Kaboul de se retirer vers des casernes situées hors de la capitale, dans les trois jours. Leur évacuation doit permettre à la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) et à la police afghane de prendre le contrôle de la sécurité dans Kaboul. L’évacuation est supervisée par les forces de police afghanes et des unités de la garnison de Kaboul. «Il n’y a pas eu d’incidents, il n’y a pas eu de résistance», a dit le général Djurhat, prévenant que ceux qui résisteraient seraient arrêtés. «Il n’y a personne qui ne soit pas sous le contrôle d’un commandant», a-t-il ajouté. Des cartes d’autorisation de port d’armes ont aussi été prévues pour empêcher que des gens «irresponsables» transportent des armes en ville. Dans les rues de Kaboul, on pouvait voir jeudi moins de soldats armés dans certaines zones tandis que dans d’autres les groupes armés étaient toujours présents aux carrefours. Les accords interafghans de Bonn, signés le 5 décembre, sur l’avenir du pays stipulaient que les Afghans s’engagent à «retirer toutes les unités militaires de Kaboul et des autres centres urbains ou d’autres régions où la force sous mandat de l’Onu sera déployée». Un commandant de l’Alliance du Nord, Haji Mohammad Almas, qui dit avoir eu sous ses ordres quelque 4 000 hommes durant la guerre contre le régime taliban, a affirmé soutenir cette mesure. Ce dernier a affirmé avoir pris part au conseil de sécurité – comprenant des responsables des services de renseignements et des ministères de l’Intérieur et de la Défense – qui a pris la décision de faire évacuer de Kaboul les militaires de l’Alliance. Selon lui, tous les commandants présents lors de ce conseil ont accepté cette décision. «Nous considérons que tous ces hommes en armes doivent quitter Kaboul, car les gens veulent vivre tranquillement et en sécurité», a-t-il dit. «Nous voulons organiser notre armée régulière. Comme c’est la paix, le ministre de la Défense doit envoyer les soldats dans les casernes. Dans le passé, nous avions sept grandes garnisons dans le pays. Nous devons les réparer», a-t-il poursuivi. Selon l’accord signé entre l’Isaf et le gouvernement afghan intérimaire, la force sera confinée à Kaboul et dans ses environs, et ses pouvoirs seront limités. Sa principale fonction est «d’aider au maintien de la sécurité» à Kaboul et ses environs, selon l’Accord militaire technique (MTA) signé la semaine dernière dans la capitale afghane. L’Isaf, sous commandement britannique pour les trois premier mois et qui comptera au total quelque 5 000 soldats provenant de 17 pays, devrait être «complètement déployée d’ici à la mi-février», a indiqué jeudi le ministre britannique de la Défense Geoff Hoon.
Les militaires afghans de l’Alliance du Nord, entrée victorieusement dans Kaboul le 13 novembre dernier, ont commencé jeudi à évacuer la capitale et à gagner leurs nouvelles casernes conformément aux ordres reçus la veille des nouvelles autorités du pays, a indiqué la police. «Ils sont partis (dans leurs casernes)», a indiqué le chef du troisième district de la police de Kaboul, le lieutenant Abdul Qudus Omad. «Le problème est résolu à Kaboul», a-t-il ajouté. Le chef de la sécurité publique afghane, le général Din Mohammad Djurhat, a indiqué mercredi que l’ordre avait été donné à toutes les unités militaires à Kaboul de se retirer vers des casernes situées hors de la capitale, dans les trois jours. Leur évacuation doit permettre à la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) et à la...