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NBA : Boston retrouve de l’ambition

Boston, la franchise aux 16 titres, commence à retrouver le sourire et après 15 ans de disette, elle se surprend à jouer à nouveau les premiers rôles en tête de la division Atlantique. Les Celtics peuvent ainsi rêver d’une participation à la grande messe des playoffs dans la Conférence Est, niveau qu’ils n’ont plus atteint depuis six saisons. La modeste cinquième place de division obtenue l’an passé, avec un bilan négatif (36 victoires – 46 défaites), a permis de mettre un terme à l’ère Pitino qui ne laissera pas de souvenirs impérissables. Le coach a été remplacé en cours d’exercice par Jim O’Brien qui s’appuie aujourd’hui sur un trident de haute volée. Après trois ou quatre années en pointillés, Antoine Walker (26 ans), membre des dix meilleurs rebondeurs de la Ligue, commence à justifier son statut depuis qu’il a été retenu dès le sixième choix de la Draft 1996. L’arrière Rod Strickland – qui présente la particularité d’avoir débuté sa carrière de sportif professionnel en étant drafté par une équipe de base-ball – montre lui aussi le bout de son nez. Mais cette saison, tout le Massachusetts s’enflamme pour les exploits répétés de Paul Pierce. Premier Celtic depuis le mythique Larry Bird à avoir cumulé plus de 2 000 points dans une saison, le leader de Boston rentabilise son contrat de 86 millions de dollars en multipliant les ardoises laissées à ses adversaires. Huitième scoreur l’an dernier, Pierce, arrivé en NBA il y a seulement trois saisons, peut même prétendre chatouiller Allen Iverson au classement des meilleurs marqueurs. Son dernier duel avec l’artificier des Sixers a tourné à l’avantage du MVP de Philadelphie (37 points contre 24). Mais les fans du Fleet Center ne lui en demandent pas tant. Une qualification des Celtics suffirait amplement à leur bonheur après des années de frustration. Jeff n’en pouvait plus Jeff Van Gundy a préféré s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Alors que ses Knicks sortaient à peine d’une violente crise, le petit coach new-yorkais s’est en effet retiré à la surprise générale. À l’aube de la quarantaine, cet accro de la balle orange a tout simplement estimé qu’il «n’en pouvait plus, que la foi n’était plus là». «J’y pensais en fait depuis l’été dernier», a ajouté Van Gundy qui, pour certains, aurait été froissé par la décision de ses dirigeants de ne pas négocier une éventuelle prolongation de contrat. Laquelle lui aurait permis de toucher huit millions de dollars à partir de 2003. L’homme, qui a mené les Knicks en finale nationale il y a deux ans avant de se faire sortir dès le premier tour la saison dernière (pour la première fois depuis 10 ans), a également avoué vouloir se consacrer davantage à sa famille qu’il a négligée depuis des lustres. Après avoir débuté sa carrière aux côtés de Jackson, à la fin des années 80, ce «gym rat» (rat de gymnase) s’est ensuite fait les dents dans l’ombre des plus grands (McLeod, Riley, Don Nelson). Très exigeant avec lui-même, il imposait depuis six ans une discipline de fer à ses hommes pour lesquels il était prêt à se battre sur un terrain. Les images de ce petit homme accroché au short de l’énorme Alonzo Mourning, lors d’un torride Knicks-Miami, ont ainsi fait le tour de l’Amérique. Cette figure de la NBA a été remplacée sur-le-champ par son assistant Don Chaney. Mais l’homme au teint blafard et au ton professoral laisse un grand vide.
Boston, la franchise aux 16 titres, commence à retrouver le sourire et après 15 ans de disette, elle se surprend à jouer à nouveau les premiers rôles en tête de la division Atlantique. Les Celtics peuvent ainsi rêver d’une participation à la grande messe des playoffs dans la Conférence Est, niveau qu’ils n’ont plus atteint depuis six saisons. La modeste cinquième place de division obtenue l’an passé, avec un bilan négatif (36 victoires – 46 défaites), a permis de mettre un terme à l’ère Pitino qui ne laissera pas de souvenirs impérissables. Le coach a été remplacé en cours d’exercice par Jim O’Brien qui s’appuie aujourd’hui sur un trident de haute volée. Après trois ou quatre années en pointillés, Antoine Walker (26 ans), membre des dix meilleurs rebondeurs de la Ligue, commence à justifier son...