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Actualités - Chronologie

Partenariat Adhésion progressive du Yémen au Conseil de coopération du Golfe

Le Yémen et les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont convenus d’un processus de partenariat inédit aux plans politique et économique et décidé dans la foulée de la campagne antiterroriste. L’initiative a «une dimension stratégique, inhérente au nouveau système mondial», fondé sur les blocs régionaux, a estimé l’universitaire yéménite Mansour al-Zandani. Pays non riverain du Golfe, le Yémen a obtenu le 31 décembre le feu vert du CCG pour une adhésion progressive aux structures de ce groupement régional, qui lui était hermétiquement fermé malgré ses demandes insistantes depuis 1996. «C’est un pas accompli avec beaucoup de retard (...) mais nous espérons qu’il va aller en s’accélérant» pour hâter l’adhésion du Yémen au CCG, qui n’a ouvert à ce pays dans un premier temps que quelques organismes techniques, a ajouté M. Zandani, doyen de la faculté des sciences économiques de Sanaa. Il a mis en relief l’importance d’un marché de 40 millions de consommateurs, y compris les 19 millions de Yéménites dont des centaines de milliers, au chômage, aspirent à trouver un emploi dans les monarchies voisines, à forte population d’expatriés, notamment asiatiques. «La main-d’œuvre yéménite est économiquement meilleure que celle d’Asie pour des raisons culturelles, religieuses et linguistiques», a indiqué l’économiste séoudien Bashr Bakheet, relevant notamment l’expérience «réussie» des expatriés yéménites dans le secteur commercial en Arabie séoudite. «En outre, a-t-il ajouté, élever le revenu par tête du Yémen est mieux que de permettre aux expatriés (asiatiques) de transférer hors du CCG des dizaines de milliards de dollars chaque année». Le revenu par habitant varie entre 6 000 dollars et 17 000 dollars dans les monarchies du CCG, contre quelque 320 dollars au Yémen, un pays à structure tribale et où la population est fortement armée et recourt volontiers au rapt d’étrangers et à des actes de violence pour obtenir gain de cause auprès des autorités. L’optimisme est de mise pour une intégration rapide du Yémen, pays à régime républicain, au CCG dont les membres sont des monarchies. «La différence des régimes politiques ne constitue plus une entrave aux regroupements régionaux (...), les idéologies s’étant estompées. On observe que des régimes monarchiques ont réussi à promouvoir la démocratie, alors que des régimes républicains ont pratiqué la dictature», a expliqué le chef du département des sciences politiques à l’Université de Sanaa, Khaled al-Akwa. Un dirigeant du mouvement unioniste nassérien du Yémen (opposition), Abdel-Aziz Sultan, va dans le même sens. «Plus qu’une adhésion entre le Yémen et le CCG, je soutiens tout ce qui sert l’unité de la nation arabe (...) pour qu’elle relève les défis qu’elle affronte», a-t-il dit. «D’autant que le Yémen offre d’énormes perspectives d’investissement», a indiqué M. Akwa, défendant le rôle que peut jouer le pays «au plan de la sécurité et de la stabilité régionales», après avoir réglé au cours des dernières années ses vieux conflits frontaliers avec Oman et l’Arabie séoudite.
Le Yémen et les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont convenus d’un processus de partenariat inédit aux plans politique et économique et décidé dans la foulée de la campagne antiterroriste. L’initiative a «une dimension stratégique, inhérente au nouveau système mondial», fondé sur les blocs régionaux, a estimé l’universitaire yéménite Mansour al-Zandani. Pays non riverain du Golfe, le Yémen a obtenu le 31 décembre le feu vert du CCG pour une adhésion progressive aux structures de ce groupement régional, qui lui était hermétiquement fermé malgré ses demandes insistantes depuis 1996. «C’est un pas accompli avec beaucoup de retard (...) mais nous espérons qu’il va aller en s’accélérant» pour hâter l’adhésion du Yémen au CCG, qui n’a ouvert à ce pays dans un premier temps...