La première partie de la première étape marathon, entre Ouarzazate et Tan Tan, au bord de l’océan, a créé les premiers gros écarts de ce Total-Dakar. Officieusement (il n’y aura de classement général officiel que ce soir, au terme de la deuxième partie), on ne trouve déjà plus que sept concurrents dans la même 1/2 heure en moto, et quatre seulement en auto ! Chez les motos, si Joan Roma conserve le pouvoir, Carlo de Gavardo est revenu très près, en signant sa deuxième victoire d’étape de l’année, tandis que le malheureux Cyril Després était contraint à l’abandon sur blessure. Deuxième succès également pour Masuoka en auto, qui conforte ainsi sa place de leader. Derrière, de Mévius s’est rapproché de Shinozuka, pendant que Peterhansel connaissait une journée noire. En camion, Vladimir Tchaguine a signé lui aussi sa seconde victoire de spéciale et a consolidé sa position. En moto, Carlo de Gavardo a véritablement sonné la charge ce matin, reprenant près de 4’ au leader, ‘‘Nani’’ Roma. Seul Cyril Després le devançait (de 2’’) au CP1, mais le jeune Français chutait ensuite lourdement au km 262, et, une hanche luxée, était contraint de déclencher sa balise de détresse et d’abandonner. Plus personne n’était en mesure de contester la suprématie du Chilien, qui l’emportait avec près de 3’ (2’55’’) d’avance sur Isidre Esteve Pujol et 3’41’’ sur Roma : «C’était une spéciale intéressante, rapide et dangereuse, avec notamment des sauts très hauts où tu es parfois proche de la chute. J’étais très concentré. J’ai doublé beaucoup de pilotes, mais pas Roma, qui roulait vite». Ce que confirme l’Espagnol : «J’ai roulé plus de 200 km seul devant, après avoir passé Arcarons, vite, mais sans prendre de risques. Pour cela, on verra après Atar. Là, ça deviendra difficile». Quatrième de la spéciale, deuxième du général, Alfie Cox est à la fois content et insatisfait : «Ce genre d’étape, il faut avant tout y survivre. Tu peux aussi bien y laisser tous tes espoirs en cassant ou en tombant qu’y faire un super temps. C’est très fatigant, peut-être même trop pour les privés, de mon point de vue. Pour moi, je suis à peu près là où je veux être pour l’instant (3e à 2’52’’). Il faut que je continue comme ça, en prenant chaque étape l’une après l’autre, sans penser que je peux gagner, et en m’interdisant de trop en faire. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. D’un autre côté, je ne voulais pas laisser Carlo filer, mais j’ai perdu pas mal de temps derrière Meoni. Impossible de le passer dans la poussière, et, dès que c’était dégagé, il mettait les gaz et s’envolait». Outre Després, il y a eu un autre grand perdant aujourd’hui en la personne de Kari Tiainen, victime de gros problèmes de roues. Malgré l’assistance spontanée de Jean Brucy, le Finlandais a perdu plus d’une heure. Chez les autos, d’abord légèrement devancé par ses deux équipiers Kenji Shinozuka et Jutta Kleinschmidt, Hiro Masuoka (Mitsubishi) a contrôlé la situation dès la mi-parcours, pour l’emporter finalement avec 14’’ d’avance sur Grégoire de Mévius (Nissan) et 1’21’’ sur ‘‘Shino’’. Kleinschmidt a pour sa part connu des soucis avec un arbre de roue arrière, finissant en deux roues motrices à près de 17’ (retard au général 21’27’’). Le Kangoo-Schlesser rescapé, celui de José-Maria Servia, finit 4e, devant l’Allemande, mais le Catalan, 5e au classement général, compte désormais près de 32’ de retard sur Masuoka. Deux des favoris ont vécu une difficile journée : Jean-Pierre Fontenay (Mitsubishi), qui a concédé plus de 40’ pour les mêmes raisons que Kleinschmidt (et plus de 50 en tout), et Stéphane Peterhansel (Nissan). Le vainqueur d’hier a connu deux crevaisons et a été victime en prime d’une panne de batterie (30’ arrêté). Résultat : 44’ de retard, qui portent son handicap total à près d’une heure (58’18’’). Le vainqueur du jour compte pour sa part 3’25’’ et 4’01’’ de marge par rapport à Shinozuka et de Mévius respectivement : «Je suis ravi de tout pour l’instant. La voiture marche bien, nous aussi. Je suis content de mon rythme, et je vais tâcher de le maintenir. Cette nuit, ça va être dur. Je repars vers 2 heures du matin, mais bon, j’ai huit heures pour dormir, ça devrait aller». Shinozuka, lui, a encore dû faire de la musculation à cause de sa direction assistée : «On avait pourtant changé la pompe, mais elle a de nouveau cédé à 80 km de l’arrivée. Je ne pouvais évidemment plus attaquer. Le concept d’étape marathon me plaît bien. Maintenant je vais dormir». En effet, c’est dès minuit et demi que le tout premier concurrent (en l’espèce Carlo de Gavardo) reprendra la route pour la seconde moitié de cette étape marathon : 739 km en direction de Zouerat, dont, demain matin, 370 de spéciale, d’abord sinueuse et sablonneuse, puis très roulante. La nuit promet d’être longue pour tout le monde... Résultats de la 7e étape : Autos 1. Masuoka-Maimon 03’13’’23 2. De Mevius-Guehennec 03’13’’37 3. Shinozuka-Delli - Zotti 03’14’’44 4. Servia-Oller Carbo 03’20’’58 5. Kleinschmidt-Schulz 03’30’’15. Motos 1. De Gavardo 03’33’’03 2. Esteve Pujol 03’35’’58 3. Roma 03’36’’44 4. Cox 03’36’’49 5. Sainct 03’37’’14. Classement général : Autos 1. Masuoka-Maimon 08’03’’39 2. Shinozuka-Delli - Zotti 08’07’’04 3. De Mevius-Guehennec 08’07’’40 4. Kleinschmidt-Schulz 08’25’’06 5. Servia-Oller Carbo 08’35’’37. Motos 1. Roma 05’05’’48 2. Tianen 05’07’’16 3. Arcarons 05’08’’19 4. Cox 05’08’’35 5. Meoni 05’09’’45.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La première partie de la première étape marathon, entre Ouarzazate et Tan Tan, au bord de l’océan, a créé les premiers gros écarts de ce Total-Dakar. Officieusement (il n’y aura de classement général officiel que ce soir, au terme de la deuxième partie), on ne trouve déjà plus que sept concurrents dans la même 1/2 heure en moto, et quatre seulement en auto ! Chez les motos, si Joan Roma conserve le pouvoir, Carlo de Gavardo est revenu très près, en signant sa deuxième victoire d’étape de l’année, tandis que le malheureux Cyril Després était contraint à l’abandon sur blessure. Deuxième succès également pour Masuoka en auto, qui conforte ainsi sa place de leader. Derrière, de Mévius s’est rapproché de Shinozuka, pendant que Peterhansel connaissait une journée noire. En camion, Vladimir Tchaguine a...