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Actualités - Chronologie

La peseta largement utilisée dès hier dans les commerces espagnols

Une majorité de clients a réglé hier matin ses achats en pesetas dans les commerces madrilènes où on attendait avec une certaine impatience que l’euro s’impose le plus vite possible. L’euro est sans doute une bonne chose, affirme Jesus Bermejo, boucher au «Mercado La Paz», l’un des marchés de Madrid, mais nous commençons à peine à l’utiliser : pour l’instant, ce matin, peu de clients ont réglé en euros, ils préfèrent la peseta. «L’euro viendra dans les prochains jours». «Moi, je suis prêt, je pense d’ores et déjà en euros», dit-il dans son arrière-boutique où, sur une table, des sacs remplis de pièces d’euros attendent sagement d’être ouverts. «En fait, poursuit Jesus, le plus difficile, c’est de travailler avec deux monnaies différentes». «Heureusement, il y a la calculatrice», sourit-il. Pédagogue, il donne un petit cours d’euro appliqué à une cliente, Dolores, retraitée : «Ah non, Dolores, tu me donnes 20 euros de trop. Non, ça, ce sont des pesetas... Voilà, là, le compte y est». La cliente fait la moue et lâche, un peu dépitée : «C’est quand même un peu compliqué tout ça»... Quelques stands plus loin, Miguel Angel Diez, épicier, est catégorique : «Si les gens me payent en pesetas, je leur rends la monnaie en pesetas, et puis c’est tout». Le problème de la monnaie ne s’est guère encore posé pour lui. «Peu de personnes, à peine quatre ou cinq, ont pour l’instant réglé leurs achats en euros», explique-t-il. Même son de cloche chez Manuel Del Rio, kiosquier d’une cinquantaine d’années : pour lui, «75 % des achats se font en pesetas et le reste en euros». Cependant, le vrai problème, selon lui, «ce n’est pas la monnaie, mais le fait que les gens soient pressés : ils prennent l’argent et s’en vont, il faut donc calculer vite». Ainsi, cette dame d’une soixantaine d’années, venue acheter son journal, explique qu’elle «préfère payer en euros, mais que, pour l’instant, (elle) écoule (ses) pesetas». Au «Corte Ingles» (chaîne espagnole de grands magasins) de la rue Goya, en plein centre de Madrid, une vendeuse du rayon photo assure que, même si «la matinée est relativement calme», tous les clients ont «payé en pesetas». Selon elle, «l’euro arrivera vraiment dans deux ou trois jours». Chez Carrefour Espagne, numéro un de la grande distribution en Espagne, on affirme également que les clients payaient pour la plupart en pesetas et que les opérations avec des cartes de crédit ont augmenté de 10 % par rapport à une journée normale. À la Confédération espagnole des petits et moyens commerçants, la plus représentative du secteur, on estimait que seulement 15 % des achats dans les commerces en Espagne ont été effectués en euros hier matin. «Selon les premières impressions transmises par les commerçants, les Espagnols sont en train de se débarrasser de l’argent liquide en pesetas qu’ils ont encore dans les portefeuilles et porte-monnaie. Nous croyons que la tendance s’inversera dans les prochains jours et que l’euro s’imposera alors dans la plupart des achats», a estimé le porte-parole de cette confédération, Miguel Angel Fraile.
Une majorité de clients a réglé hier matin ses achats en pesetas dans les commerces madrilènes où on attendait avec une certaine impatience que l’euro s’impose le plus vite possible. L’euro est sans doute une bonne chose, affirme Jesus Bermejo, boucher au «Mercado La Paz», l’un des marchés de Madrid, mais nous commençons à peine à l’utiliser : pour l’instant, ce matin, peu de clients ont réglé en euros, ils préfèrent la peseta. «L’euro viendra dans les prochains jours». «Moi, je suis prêt, je pense d’ores et déjà en euros», dit-il dans son arrière-boutique où, sur une table, des sacs remplis de pièces d’euros attendent sagement d’être ouverts. «En fait, poursuit Jesus, le plus difficile, c’est de travailler avec deux monnaies différentes». «Heureusement, il y a la calculatrice»,...