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Actualités - Chronologies

Épouses et concubines

Les pyramides auraient pu s’envoler et le sphinx se refaire le nez que les égyptiens n’auraient pas bronché à l’heure de la diffusion du feuilleton de Nour el-Chérif La famille du hadj... Il paraîtrait même que, chez nous, dans certaines chaumières, pour ne pas parler de villas huppées, on était tout aussi branché. C’est ce qu’on appelle en d’autres termes un phénomène de société ! À tout prendre, cela valait mieux que les piètres reconstitutions historiques avec des acteurs déguisés comme s’ils allaient au carnaval de Rio ou les sempiternelles variétés dont on avait été abreuvées jusqu’ici par le passé. Ainsi Ya Kamar avait une certaine allure et pas seulement parce que Yuri vint y chanter Arabiyoun Ana ! Pour en revenir au phénomène de La famille du hadj, il consistait à faire de Nour el-Chérif l’époux de trois femmes qui, jalouses les unes des autres, faisait de sa vie un véritable enfer. Pour s’en consoler, le malheureux décidait d’en épouser une quatrième, plus jeune et forcément plus jolie. Ce qui n’arrangeait en rien sa situation, les trois premières faisant bloc pour rejeter l’intruse. Le succès a été tel que, paraît-il, les téléspectateurs du Golfe n’attendaient que le satellite les renvoie à une heure plus tardive : on appelait Le Caire pour savoir ce qui se passait. Mieux encore : on avait proposé aux téléspectateurs égyptiens de téléphoner pour gagner des lots s’ils arrivaient à deviner ce qui allait se passer dans l’épisode du lendemain. Il y eut saturation des lignes ! Depuis, dans beaucoup de talk-shows, on s’arrache l’équipe pour en savoir davantage sur le tournage, et le problème de la polygamie est devenu le sujet à discussion à la mode. Je me touche du bois. J’ai échappé au pire : je suis encore célibataire. P.S. : Épouses et concubines, film de Zhang Yimou avec Gong Li.
Les pyramides auraient pu s’envoler et le sphinx se refaire le nez que les égyptiens n’auraient pas bronché à l’heure de la diffusion du feuilleton de Nour el-Chérif La famille du hadj... Il paraîtrait même que, chez nous, dans certaines chaumières, pour ne pas parler de villas huppées, on était tout aussi branché. C’est ce qu’on appelle en d’autres termes un phénomène de société ! À tout prendre, cela valait mieux que les piètres reconstitutions historiques avec des acteurs déguisés comme s’ils allaient au carnaval de Rio ou les sempiternelles variétés dont on avait été abreuvées jusqu’ici par le passé. Ainsi Ya Kamar avait une certaine allure et pas seulement parce que Yuri vint y chanter Arabiyoun Ana ! Pour en revenir au phénomène de La famille du hadj, il consistait à faire de Nour...