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Actualités - Chronologies

Un « superfaucon » en phase avec la droite

Le ministre israélien de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, est un «super faucon» qui a montré plus d’une fois qu’il était en phase avec le Premier ministre de droite Ariel Sharon. Âgé de 65 ans, l’ancien général originaire d’Irak est un homme massif et trapu, au franc-parler typiquement militaire, qui incarne l’aile droite d’un parti dont il est devenu l’un des leaders après la démission forcée d’Ehud Barak. Dès son entrée en fonction au ministère de la Défense, en mars, il avait annoncé que son objectif principal serait de rétablir la sécurité et laissé clairement entendre qu’il frapperait aussi fort qu’il le faudrait après plus de cinq mois d’intifada. Il a donné ainsi son feu vert à la politique répressive du gouvernement, notamment aux assassinats ciblés d’activistes palestiniens, incursions de l’armée en territoires autonomes, raids aériens et au blocus des localités palestiniennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. M. Ben Eliezer incarne l’aile du Parti travailliste qui souhaite rester dans le gouvernement d’union nationale d’Ariel Sharon, question qui continue de déchirer la formation de gauche. Il a approuvé la décision de considérer le président palestinien Yasser Arafat «hors jeu». M. Ben Eliezer s’est toutefois toujours déclaré prêt à retourner à la table des négociations si les Palestiniens renonçaient à la violence. Il rappelle à ce propos qu’il fut l’un des premiers hauts responsables israéliens à se rendre à Tunis, en 1994, pour rencontrer les chefs de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Il se dit partisan d’un compromis répondant aux exigences israéliennes en ce qui concerne la sécurité, Jérusalem et le maintien des colonies. Mais tout comme M. Sharon, il refuse de négocier sans un arrêt préalable de la violence. À ce propos, il avait exigé dès le déclenchement de l’intifada, l’arrêt des pourparlers, allant contre l’opinion de la majorité du gouvernement de M. Barak. Né le 12 février 1936 en Irak, M. Ben Eliezer, qui affectionne son surnom arabe «Fouad», devient ainsi le premier chef sépharade (juif d’origine orientale) d’un parti, dont l’élite a toujours été composée en grande majorité d’ashkénazes (juifs originaires d’Europe). Arrivé en Israël à treize ans, M. Ben Eliezer a été officier de carrière jusqu’à son entrée en politique en 1984. Chargé de liaison avec les premiers alliés chrétiens libanais d’Israël en 1976, il fut l’un des artisans de l’intervention militaire au Liban qui devait déboucher sur l’invasion de ce pays en juin 1982. Longtemps hostile à un retrait unilatéral du Liban, il finit par changer d’avis et appuyer une telle mesure 18 ans plus tard. Il reste aujourd’hui partisan d’une politique de fermeté vis-à-vis du Liban et de la Syrie, stratégie qui pourrait se traduire par des opérations israéliennes d’envergure en cas de nouvelles attaques du Hezbollah chiite libanais. Élu en 1984 député sur la liste d’un petit parti de centre droit, il rejoint peu après le Parti travailliste. Il est ensuite ministre de la Construction entre 1992 et 1996. En juillet 1999, il est nommé ministre des Communications et vice-Premier ministre par M. Barak.
Le ministre israélien de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, est un «super faucon» qui a montré plus d’une fois qu’il était en phase avec le Premier ministre de droite Ariel Sharon. Âgé de 65 ans, l’ancien général originaire d’Irak est un homme massif et trapu, au franc-parler typiquement militaire, qui incarne l’aile droite d’un parti dont il est devenu l’un des leaders après la démission forcée d’Ehud Barak. Dès son entrée en fonction au ministère de la Défense, en mars, il avait annoncé que son objectif principal serait de rétablir la sécurité et laissé clairement entendre qu’il frapperait aussi fort qu’il le faudrait après plus de cinq mois d’intifada. Il a donné ainsi son feu vert à la politique répressive du gouvernement, notamment aux assassinats ciblés d’activistes palestiniens,...