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Actualités - Communications Et Declarations

Berry propose le report du sommet

Le président de la Chambre, Nabih Berry, n’a pas démordu au cours des trois derniers jours : sa proposition de reporter le sommet arabe ordinaire à juin 2002 – au lieu de la fin mars comme cela était prévu – tient toujours. Insistant sur le fait que cette proposition (faite deux jours après sa rencontre avec le président syrien Bachar el-Assad) est personnelle et qu’elle n’engage que lui, «chef de bloc parlementaire et député». Hier mercredi, le n°2 de l’État a reçu, comme tous les mercredis, les députés place de l’Étoile. Des députés qui en sont restés pour leurs frais au sujet de cette visite impromptue à Damas. Sauf que certains d’entre eux ont pensé que les raisons de la proposition de report doivent se trouver dans le fait que Nabih Berry estime que le Liban est directement concerné par le sommet. Et que Beyrouth se doit d’adopter des positions pionnières avant la tenue de la réunion interarabe. «Le Liban ne trouvera pas son bonheur dans les décisions qui seront prises durant ce sommet. Pour preuve : la dernière réunion des ministres arabes des AE. Au cours de laquelle le Liban a été obligé de faire profil bas. Alors qu’avec la Syrie, il a toujours été le fer de lance de l’appui constant à la résistance et à l’intifada contre les agressions israéliennes. Et effectivement, les résultats de cette réunion ont été pires que ceux que nous avions prévus : le communiqué final n’a pas seulement enterré l’intifada mais a également annoncé sa condamnation à mort», a estimé Nabih Berry. Tout en faisant part de ses craintes : que cette insistance pour que le sommet se tienne «dans cette ambiance» n’entraîne, «dans le meilleur des cas, l’assujettisement des fermes de Chebaa à la résolution 242 de l’Onu. Avec tout ce que cela comporte comme dangers». Ce n’est donc pas le lieu ou l’année de la tenue du sommet arabe qui dérangent Nabih Berry. Ce qu’il veut, c’est son report de quelques mois. «Je ne blâme personne, les pressions sont nombreuses et les temps sont durs. Mais le report du sommet est une chose utile. Il y aura eu bon nombre de développements et de rebondissements, ce qui permettra au monde de voir plus clairement la réalité au Proche-Orient – notamment les Américains. Alors pourquoi se hâter ?», s’est-il demandé. Quant à une éventuelle participation libyenne, elle ne semble pas poser problème au chef du Législatif, qui considère que la décision d’accepter ou non Tripoli à la table des réunions dépend de l’Exécutif. Voilà sans doute ce que Nabih Berry a dû expliquer au chef de l’État, qu’il a rencontré hier matin à Baabda. Première réaction à cette proposition de report : celle du ministre de l’Information Ghazi Aridi. Qui a estimé que «la tenue du sommet à Beyrouth consolidera la confiance en le Liban. Et la position de Nabih Berry est une considération personnelle et n’implique pas l’État».
Le président de la Chambre, Nabih Berry, n’a pas démordu au cours des trois derniers jours : sa proposition de reporter le sommet arabe ordinaire à juin 2002 – au lieu de la fin mars comme cela était prévu – tient toujours. Insistant sur le fait que cette proposition (faite deux jours après sa rencontre avec le président syrien Bachar el-Assad) est personnelle et qu’elle n’engage que lui, «chef de bloc parlementaire et député». Hier mercredi, le n°2 de l’État a reçu, comme tous les mercredis, les députés place de l’Étoile. Des députés qui en sont restés pour leurs frais au sujet de cette visite impromptue à Damas. Sauf que certains d’entre eux ont pensé que les raisons de la proposition de report doivent se trouver dans le fait que Nabih Berry estime que le Liban est directement concerné par le...