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Actualités - Chronologies

Zaher Shah annonce son retour avant le 21 mars

L’ex-roi Mohammed Zaher Shah se dit confiant dans les capacités du gouvernement de transition à gérer la situation après la chute des talibans et annonce sa volonté d’être de retour dans son pays avant le 21 mars prochain, début de la nouvelle année en Afghanistan. Zaher Shah a rencontré mardi le chef du gouvernement intérimaire, Hamid Karzaï, pachtoune comme lui, venu à Rome pour le voir avant de prendre ses fonctions samedi. «Je prie pour sa réussite et celle de son équipe (...) Il est venu à Rome et nous sommes confiants (dans son succès)», a dit dans un entretien exclusif, vendredi, l’ex-souverain afghan. Zaher Shah se dit conscient des difficultés qui attendent Karzaï. «Personne ne peut prétendre résoudre les problèmes apparus au cours des 22 dernières années en un tour de main. Un grand et bon pas a été fait et les problèmes peuvent être résolus, mais cela nécessite de la volonté», souligne-t-il. Royaliste, Karzaï, 44 ans, va diriger un gouvernement de coalition ethnico-politique dont les membres ont été désignés lors de la conférence interafghane organisée à Bonn début décembre. L’ancien roi, âgé de 87 ans et en exil à Rome depuis 1973 après avoir été déposé par son cousin Mohammed Daoud, doit présider une «Loya Jirga d’urgence», l’assemblée traditionnelle afghane, convoquée au printemps pour nommer un nouveau gouvernement chargé de gérer le pays dans une deuxième phase d’une durée de deux ans environ. Son rôle sera à ce stade symbolique, mais l’ancien souverain prépare son retour et, pour la première fois, précise ses intentions. «Je rentrerai en Afghanistan dans un ou deux mois, avant Nawroz (le 21 mars, début de la nouvelle année pour les Afghans dont le calendrier commence en 1381) et je présenterai moi-même mes vœux aux Afghans», annonce-t-il. «Seul un réfugié peut comprendre la douleur d’un autre réfugié», souligne-t-il. «J’ai quitté mon pays avec ma famille il y a plus de 27 ans. J’espère, au crépuscule de ma vie, passer mes dernières années dans mon pays, près de mon peuple, et le servir», dit-il. Beaucoup considèrent qu’il peut jouer un rôle important pour l’unification des populations afghanes, mosaïque de tribus et d’ethnies. «Je ne veux pas présumer. Je ferai de mon mieux pour cela», assure-t-il. «Je souhaite le retour de l’unité et de la confiance. Les Afghans sont mes enfants. Ils le sont tous. Je n’ai pas de favoris. Je les vois tous, Hazaras, Tadjiks, Pachtounes, sunnites, chiites, avec le même regard», explique-t-il. «J’espère que pour l’Aïd el-Adha (dans deux mois), l’Afghanistan sera à nouveau un pays uni et libre», ajoute-t-il. Interrogé sur l’opération militaire américaine en cours et sur sa fin, Zaher Shah se montre prudent. «L’objectif de cette opération était de détruire les camps terroristes en Afghanistan. La deuxième phase est le déploiement d’une force multinationale de maintien de la paix. Prédire sa fin est une question difficile», déclare-t-il.
L’ex-roi Mohammed Zaher Shah se dit confiant dans les capacités du gouvernement de transition à gérer la situation après la chute des talibans et annonce sa volonté d’être de retour dans son pays avant le 21 mars prochain, début de la nouvelle année en Afghanistan. Zaher Shah a rencontré mardi le chef du gouvernement intérimaire, Hamid Karzaï, pachtoune comme lui, venu à Rome pour le voir avant de prendre ses fonctions samedi. «Je prie pour sa réussite et celle de son équipe (...) Il est venu à Rome et nous sommes confiants (dans son succès)», a dit dans un entretien exclusif, vendredi, l’ex-souverain afghan. Zaher Shah se dit conscient des difficultés qui attendent Karzaï. «Personne ne peut prétendre résoudre les problèmes apparus au cours des 22 dernières années en un tour de main. Un grand et bon pas a...