L’Italienne Karen Putzer, vice-championne du monde de slalom géant, a maîtrisé samedi en championne le piégeux super-G de Saint-Moritz, comptant pour la Coupe du monde féminine de ski alpin, dont les difficultés techniques ont été aggravées par les conditions changeantes de luminosité. La skieuse du Haut-Adige, 23 ans, a remporté son deuxième succès en Coupe du monde. Elle possède un toucher de neige exceptionnel qu’elle avait déjà démontré chez les juniors en remportant plusieurs titres mondiaux. Sur une piste qu’elle affectionne pour y avoir ouvert son palmarès en Coupe du monde, il y a deux ans et déjà en super-G, Putzer a bénéficié en plus de circonstances favorables. L’entraîneur de la Squadra, Walter Wedam, avait tracé un parcours comportant de multiples pièges. Après les descentes des ouvreurs, entre la reconnaissance et le départ, l’avant-dernière porte avait été déplacée pour une meilleure sécurité. «Mais cela était valable pour tout le monde», a souligné la lauréate. Six des 10 premières concurrentes à s’élancer sont sorties, piégées autant par le tracé que par le jour gris, qui ne permettait pas d’appréhender et d’anticiper les mouvements du terrain et la direction des portes. La Suissesse Corinne Rey Bellet, troisième de la descente la veille, et l’Autrichienne Michaela Dorfmeister, leader de la Coupe du monde, ont abandonné après avoir raté une porte, alors que l’Italienne Isolde Kostner, reine de la descente, a été éliminée. Géantiste Putzer, qui a eu droit à une éclaircie durant sa course, a fait la différence sur la partie centrale, la plus tournante, de la piste Engiadina, qui accueillera en 2003 les épreuves des championnats du monde. «Je suis une super-géantiste plus géantiste que descendeuse. Je n’aime pas les tracés trop directs», a rappelé la lauréate au gabarit (1,61 m) et au visage d’adolescente. C’est le paradoxe de cette skieuse timide, que de triompher dans la station des grands de ce monde. Son père Adolf a prénommé ses deux fils Marc et Pirmin, en l’honneur des champions luxembourgeois Marc Girardelli et suisse Pirmin Zurbriggen. Mais la classe a choisi d’embrasser sa fille. Daniela Ceccarelli, Romaine de 26 ans transférée depuis l’âge de 18 ans près de Sestrières, a complété à 75/100e de Putzer le triomphe italien. Avec deux autres représentantes dans les 13 premières, la Squadra a confirmé sa bonne santé. La jeune Canadienne Geneviève Simard, dernière à quitter le portillon de départ avec le dossard 64, a failli causer la surprise, en terminant en huitième position, à 29/100 seulement de la troisième place qu’ont partagée l’Autrichienne Stefanie Schuster et l’Américaine Kirsten Clark. Ingrid Jacquemod, première concurrente en piste, a aussi été la meilleure Française (19e). Mélanie Suchet, qui s’était grièvement blessée à Saint-Moritz l’an dernier, est à nouveau tombée, mais sans dommage cette fois. Seulement 34e, à 3 sec 44 de Putzer, Carole Montillet n’a pas pris de risques. «Je suis en perte de confiance et j’étais crispée», a expliqué l’Iséroise.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Italienne Karen Putzer, vice-championne du monde de slalom géant, a maîtrisé samedi en championne le piégeux super-G de Saint-Moritz, comptant pour la Coupe du monde féminine de ski alpin, dont les difficultés techniques ont été aggravées par les conditions changeantes de luminosité. La skieuse du Haut-Adige, 23 ans, a remporté son deuxième succès en Coupe du monde. Elle possède un toucher de neige exceptionnel qu’elle avait déjà démontré chez les juniors en remportant plusieurs titres mondiaux. Sur une piste qu’elle affectionne pour y avoir ouvert son palmarès en Coupe du monde, il y a deux ans et déjà en super-G, Putzer a bénéficié en plus de circonstances favorables. L’entraîneur de la Squadra, Walter Wedam, avait tracé un parcours comportant de multiples pièges. Après les descentes des ouvreurs,...