Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que la croissance de l’économie mondiale sera de 2,4 % en 2001 et en 2002, mais envisage une nette reprise en 2003, selon ses prévisions économiques révisées rendues publiques. Le ralentissement de l’économie mondiale sera plus fort et plus prolongé qu’il n’était envisagé en octobre dernier dans les précédentes prévisions ne tenant pas compte des effets des attentats du 11 septembre, souligne le FMI. Celles-ci envisageaient une croissance mondiale de 2,6 % en 2001 et de 3,5 % en 2002. Les chiffres annoncés mardi sont toutefois inchangés par rapport à des prévisions intérimaires faites en novembre lors de la réunion des instances dirigeantes du FMI à Ottawa. «Avec la reprise commençant en 2002 (...), la croissance mondiale pour 2003 devrait rebondir fortement», estime le FMI. Selon le rapport, la récession actuelle aux États-Unis devrait être suivie d’une reprise en 2002, avec un taux de croissance de 1 % en 2001 et de 0,7 % en 2002 au lieu des 1,3 % cette année et des 2,2 % l’an prochain prévus en octobre. La zone euro est également durement touchée avec respectivement 1,5 % de croissance en 2001 et 1,2 % en 2002, avec des chiffres faibles pour l’Allemagne (0,5 % en 2001 et 0,7 % en 2002). La France, en revanche, voit ses perspectives de croissance augmenter en 2001 avec 2,1 % au lieu des 2 % prévus en octobre, mais une décélération plus nette l’an prochain avec 1,3 % au lieu de 2,1 %. Le Japon s’enfonce dans la récession avec une contraction de l’économie de -0,4 % en 2001 puis de -1 % en 2002. Les pays en développement sont également freinés avec des prévisions de croissance ramenées à 4 % en 2001 et 4,4 % en 2002, au lieu des 4,4 % et des 5,3 % précédemment prévus. La Russie est une exception notable avec, à en croire les chiffres du FMI, une croissance de son économie de 5,8 % en 2001 et 3,6 % en 2002. «Un aspect inquiétant du ralentissement actuel est son caractère synchronisé dans pratiquement toutes les régions», souligne le FMI pour qui un tel phénomène de contagion ne s’était pas vu depuis deux décennies. Le Fonds souligne que ses nouvelles prévisions sont marquées par un fort degré d’incertitude. La situation pourrait s’améliorer plus vite que prévu si les mesures budgétaires de relance aux États-Unis fonctionnent bien, si la lutte contre le terrorisme confirme ses premiers résultats et si les prix du pétrole restent contenus. En revanche, la situation déjà difficile de l’économie mondiale et les conséquences d’un ralentissement encore plus fort pourraient assombrir le scénario d’une reprise dès l’année prochaine. À ce titre, l’amélioration de la confiance des consommateurs aux États-Unis et la résorption rapide des déséquilibres économiques – surinvestissements dans certains secteurs comme les technologies de l’information et endettement des ménages – seront déterminantes. «Alors qu’aucune région ne vient soutenir l’activité, une plus grande faiblesse dans l’une d’entre elles renforcerait un ralentissement déjà synchronisé. Cela entraînerait une peur de la prise de risque encore renforcée sur les marchés financiers, une nouvelle baisse des prix des matières premières qui aurait un impact négatif sur les pays en développement et sur les économies émergentes en particulier», affirme le rapport.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que la croissance de l’économie mondiale sera de 2,4 % en 2001 et en 2002, mais envisage une nette reprise en 2003, selon ses prévisions économiques révisées rendues publiques. Le ralentissement de l’économie mondiale sera plus fort et plus prolongé qu’il n’était envisagé en octobre dernier dans les précédentes prévisions ne tenant pas compte des effets des attentats du 11 septembre, souligne le FMI. Celles-ci envisageaient une croissance mondiale de 2,6 % en 2001 et de 3,5 % en 2002. Les chiffres annoncés mardi sont toutefois inchangés par rapport à des prévisions intérimaires faites en novembre lors de la réunion des instances dirigeantes du FMI à Ottawa. «Avec la reprise commençant en 2002 (...), la croissance mondiale pour 2003 devrait rebondir fortement»,...