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Actualités - Opinions

Family Life ou la vie de famille

Les vertus familiales, dont nos parents s’enorgueillissaient, sont-elles en train de se perdre ? On pourrait le croire devant l’affligeant spectacle de ce qu’est devenue la famille libanaise, telle que visualisée à la télé. C’est comme si la sale guerre des années 70 se poursuivait, à un autre niveau : celui des rapports domestiques. On continue à se battre et à se disputer, mais dorénavant à domicile ! Et comble d’hypocrisie, on cherche à nous en faire rire ! Du moins, on essaie. Car pour rire de ce lamentable pugilat, il faut vraiment en avoir envie ! Prenez, par exemple, le jeune couple de Marti Wa Ana. Ils sont jeunes, pas forcément beaux et devraient s’adorer. Ils s’adorent peut-être mais ils passent plus de temps à se chamailler qu’à se cajoler. Quant aux beaux parents, mieux vaut ne pas en parler. Ils sont tous, sauf beaux, et ne sont là que pour f... la pagaille ! La famille de Banat Amti, Wa Banati, Wa Ana n’est guère plus reluisante. Parents et enfants semblent avoir séjourné plus longtemps en hôpital psychiatrique qu’ailleurs. Tout ce monde s’agite, vocifère, s’invective, sans la moindre générosité d’âme. Les parents des Tlét Banét bénéficiaient, au départ, d’un préjugé favorable : une famille de Libanais de retour du Canada. Le contexte social s’est vite dilué dans les situations les plus conventionnelles du mauvais vaudeville. Et voilà qu’on nous annonce le retour des parents de Beyt Khalti. Ce qui était drôle à l’époque – le personnage du Sri Lankais égaré dans une famille farfelue – ne l’est plus... Non seulement les Sri Lankais n’ont plus la cote de popularité, mais surtout Reda Khoury, aujourd’hui disparue, était le cœur de cette maison. Sans elle, rien ne bat plus. Familles, je vous aime ! Mais pas à la télé. P.S. : Family Life, film de Ken Loach, La vie de famille, film de Jacques Doillon.
Les vertus familiales, dont nos parents s’enorgueillissaient, sont-elles en train de se perdre ? On pourrait le croire devant l’affligeant spectacle de ce qu’est devenue la famille libanaise, telle que visualisée à la télé. C’est comme si la sale guerre des années 70 se poursuivait, à un autre niveau : celui des rapports domestiques. On continue à se battre et à se disputer, mais dorénavant à domicile ! Et comble d’hypocrisie, on cherche à nous en faire rire ! Du moins, on essaie. Car pour rire de ce lamentable pugilat, il faut vraiment en avoir envie ! Prenez, par exemple, le jeune couple de Marti Wa Ana. Ils sont jeunes, pas forcément beaux et devraient s’adorer. Ils s’adorent peut-être mais ils passent plus de temps à se chamailler qu’à se cajoler. Quant aux beaux parents, mieux vaut ne pas en parler....