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Actualités - Opinions

Écuries à récurer

Force est de le reconnaître, les barons de la République ont bien bossé cette semaine. Deux Conseils des ministres à un jour d’intervalle… Faut le faire ! Émile les a augmentés ou quoi ? Certes, on passera la finesse et l’élégance du troufion aboyeur qui, dès sept heures mardi et jeudi derniers, sommait les manants, sous peine d’être fusillés, de virer leurs sales bagnoles de la rue du Musée afin que les bahuts officiels laqués de noir puissent s’y garer. Mais va expliquer à ce blaireau, dont le salaire provient de nos impôts, qu’il est payé pour nous protéger des ministres, et non pour protéger les ministres de la population. Pour le reste, l’on pourrait se féliciter que, pour une fois, ces nominations n’aient pas été assaisonnées sur la base de la formule magique «un copain, un coquin». Maintenant que les nouveaux patrons sont en place, faudrait seulement penser à récurer la raclure d’en dessous. Car à quoi servirait un directeur général bardé de diplômes, s’il doit se retrouver face à la noria des glandus, la kyrielle des inutiles, la truellée des ripoux, saupoudrés à travers des ministères qu’ils enrichissent de leur savoir-braire ? Des traîne-lattes qu’on ne peut même pas virer en raison d’obscures considérations tactico-stratégiques et qui caviardent le budget de l’État au nom de l’équilibre politique et du dosage confessionnel. En finir surtout avec cette écurie dont la seule qualité est d’être fifty-fifty Maroun-Mohammed, mélange crétin de politique et de religieux, aux antipodes du siècle des Lumières… Sinon, restera plus qu’à plaindre les nouveaux nominés. Ils ont sans doute l’air intelligent. Mais dans un tel milieu, c’est une promesse qu’ils ne pourront jamais tenir.
Force est de le reconnaître, les barons de la République ont bien bossé cette semaine. Deux Conseils des ministres à un jour d’intervalle… Faut le faire ! Émile les a augmentés ou quoi ? Certes, on passera la finesse et l’élégance du troufion aboyeur qui, dès sept heures mardi et jeudi derniers, sommait les manants, sous peine d’être fusillés, de virer leurs sales bagnoles de la rue du Musée afin que les bahuts officiels laqués de noir puissent s’y garer. Mais va expliquer à ce blaireau, dont le salaire provient de nos impôts, qu’il est payé pour nous protéger des ministres, et non pour protéger les ministres de la population. Pour le reste, l’on pourrait se féliciter que, pour une fois, ces nominations n’aient pas été assaisonnées sur la base de la formule magique «un copain, un coquin». ...