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Actualités - Chronologies

Ceux qui ne viendront pas

Par choix ou, le plus souvent, par nécessité, quelques membres importants de la famille des anciens lauréats du prix Nobel de la paix ne pourront pas faire cette semaine le voyage d’Oslo pour y célébrer le centenaire de la prestigieuse récompense. Prix Nobel de la paix en 1990, l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, père de la «perestroïka», aujourd’hui âgé de 70 ans, a dû renoncer à se rendre dans la capitale norvégienne à la dernière minute après avoir été hospitalisé pour surmenage la semaine dernière, ce qui l’a obligé à prendre quelques jours de repos. De même, l’évêque est-timorais Carlos Belo a dû annuler son voyage pour raisons de santé. Si Nelson Mandela, colauréat en 1993, n’a pas officiellement motivé son absence, celle-ci est officieusement attribuée par les organisateurs à l’âge avancé (83 ans) de l’ancien président sud-africain. Étroitement surveillée par la junte de son pays, l’opposante birmane Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, ne pourra, pour sa part, pas faire le déplacement par crainte de ne pouvoir retourner en Birmanie. Les autres anciens lauréats, ainsi que des artistes et des hommes politiques norvégiens lanceront cependant un appel en sa faveur à l’extérieur du Parlement norvégien samedi, alors que diverses manifestations de soutien auront lieu simultanément à travers le monde. Colauréat du prix en 1973, l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger a décliné l’invitation, un geste vraisemblablement dû à l’énorme controverse que sa distinction avait provoquée. Critiqué, entre autres, pour le bombardement de Hanoi par des B-52 en pleine période de Noël 1972 ou celui, à répétition, du Cambodge en dépit de sa neutralité, M. Kissinger avait déjà renoncé à traverser l’Atlantique pour recevoir son prix en 1973. Deux ans plus tard, il avait même proposé au Comité Nobel de le restituer. En vain... Enfin, preuve que le Nobel ne résout pas tout, le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, colauréats du prix en 1994 – avec le défunt Premier ministre israélien Yitzhak Rabin –, pourraient, quant à eux, être retenus par les tensions croissantes au Moyen-Orient.
Par choix ou, le plus souvent, par nécessité, quelques membres importants de la famille des anciens lauréats du prix Nobel de la paix ne pourront pas faire cette semaine le voyage d’Oslo pour y célébrer le centenaire de la prestigieuse récompense. Prix Nobel de la paix en 1990, l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, père de la «perestroïka», aujourd’hui âgé de 70 ans, a dû renoncer à se rendre dans la capitale norvégienne à la dernière minute après avoir été hospitalisé pour surmenage la semaine dernière, ce qui l’a obligé à prendre quelques jours de repos. De même, l’évêque est-timorais Carlos Belo a dû annuler son voyage pour raisons de santé. Si Nelson Mandela, colauréat en 1993, n’a pas officiellement motivé son absence, celle-ci est officieusement attribuée par les...