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Actualités - Chronologies

La fièvre des boutons

On les avait presque oubliés. La fermeture-éclair les avait relégués parmi les objets antiques du patrimoine de la mode. Or voilà que les boutons reviennent en force... «Guest stars» des collections de cet hiver, ils incitent à fouiller les tiroirs pour en retrouver quelques anciennes reliques du genre, puisque les boutons, par la grâce des robes, sont en train de redorer leur blason. Leurs lettres de noblesse Les boutons n’apparaissent en Occident dans l’histoire du vêtement qu’au XIVe siècle après J-C. Il s’agissait d’une pièce sphérique dont le nom «bouton» dérivait du verbe «bouter» qui signifie «pousser». Fabriqué en matière très dure, il servait à retenir, à ouvrir et à fermer certains vêtements. Leurs ancêtres, au Moyen Âge, quand les cordons ferrés et les aiguillettes (ornements militaires) ont disparu, ces petites boules dures ont commencé à apporter une solution. En Écosse, toutefois, au cours des fouilles ayant mis à jour des objets divers remontant au IIIe siècle avant J-C, certains objets similaires font croire que les boutons étaient déjà connus bien avant le Moyen Âge. Du moins en Écosse. En revanche, tous les historiens fixent à 1383 l’apparition de la boutonnière. Verticale, uniquement, elle servait à fermer les vêtements... Pendant longtemps, les matières dont boutons et boutonnières sont faits vont servir à distinguer artisans et grands orfèvres, gens du peuple et nobles seigneurs. Les boutons précieux, armoriés, étaient fabriqués par des artisans réputés qui gardaient jalousement leurs secrets de fabrication. Les modèles en cuivre et métaux modestes étaient exécutés par les «boutonniers», tandis que les boutons en os, corne et ivoire étaient l’œuvre des «patênotriers», tandis que ceux en nacre étaient réservés aux «tabletiers». Ce sont ces derniers qui, avec le temps, vont transformer leur métier en industrie, surtout après l’apparition des fraises et d’un outillage permettant la production des modèles plats sans aspérités et aux contours parfaits. Entre 1830 et la fin du XIXe siècle, les boutons connaissent leur âge d’or... Au cours du XXe siècle, l’avènement de la matière plastique sonnera le glas pour tous les grands fabricants du bouton et du secteur. Aujourd’hui, seuls quelques rares ateliers d’art fournissent la haute couture et les grands couturiers en boutons de luxe. La production industrielle s’occupe des autres...
On les avait presque oubliés. La fermeture-éclair les avait relégués parmi les objets antiques du patrimoine de la mode. Or voilà que les boutons reviennent en force... «Guest stars» des collections de cet hiver, ils incitent à fouiller les tiroirs pour en retrouver quelques anciennes reliques du genre, puisque les boutons, par la grâce des robes, sont en train de redorer leur blason. Leurs lettres de noblesse Les boutons n’apparaissent en Occident dans l’histoire du vêtement qu’au XIVe siècle après J-C. Il s’agissait d’une pièce sphérique dont le nom «bouton» dérivait du verbe «bouter» qui signifie «pousser». Fabriqué en matière très dure, il servait à retenir, à ouvrir et à fermer certains vêtements. Leurs ancêtres, au Moyen Âge, quand les cordons ferrés et les aiguillettes (ornements...