L’Irak a poursuivi hier ses attaques contre le Conseil de sécurité de l’Onu, l’accusant de tenter d’ouvrir la voie au retour des experts en désarmement, catégoriquement rejeté par Bagdad. Pour le journal officiel as-Saoura, «le Conseil de sécurité n’a pas le droit d’abroger la résolution 687 pour la remplacer par la maudite 1284», adoptée en 1999 et rejetée par les autorités irakiennes. La 1284 prévoit une suspension des sanctions en échange d’une coopération totale de Bagdad avec une nouvelle commission de l’Onu sur les armements mise en place pour s’assurer du respect des requêtes sur l’élimination des armes de destruction massive. L’Irak estime s’être conformé à la 687, prévoyant notamment la création de la Commission spéciale de l’Onu pour le désarmement irakien (Unscom), dont les inspecteurs avaient quitté Bagdad à la veille de frappes américaines fin 1998. «Il est inconcevable que l’Onu adopte des propositions américaines et britanniques déjà consommées et refuse de satisfaire les revendications légitimes de l’Irak en levant les sanctions économiques imposées depuis plus de 11 ans», ajoute as-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir en Irak. «Le Conseil de sécurité n’a pas le droit de révoquer la 687 en adoptant d’autres résolutions, dont la 1284, afin de permettre aux États-Unis de brouiller les cartes au moment où les sanctions sont sur le point d’être levées», ajoute as-Saoura. Mercredi, le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan a affirmé à la télévision satellitaire qatariotre al-Jazira que l’Irak refusait d’accueillir «des espions (les inspecteurs de l’Onu), car ils ont porté gravement atteinte à l’Irak». «Nous avons honoré nos engagements à l’égard de l’Onu et c’est à l’Onu de faire autant à notre égard et de lever les sanctions injustes», avait-il dit. La prorogation du programme pétrole contre nourriture, mis en place en 1996 pour permettre à l’Irak d’exporter du brut et d’acheter des produits de première nécessité sous contrôle de l’Onu, intervient alors que l’Irak affirme s’attendre à une campagne militaire américaine, après l’Afghanistan. «L’agression (américaine) sur l’Irak ne s’est pas arrêtée un seul jour (..) et si l’objectif consiste à l’élargir, l’attaque sera d’envergure et destructive», avait dit M. Ramadan à al-Jazira. Mais jeudi, le secrétaire d’État Colin Powell a cherché à calmer les inquiétudes sur une possible attaque contre l’Irak, provoquées par des déclarations ambiguës lundi du président George W. Bush. «Les commentaires qui sortent des médias affirmant que quelque chose est sur le point d’arriver ne sont pas particulièrement étayés sur le fond», a déclaré M. Powell. M. Bush, interrogé sur les conséquences que le régime irakien pourrait subir en cas de refus du retour des experts en désarmement, avait répondu : «il verra bien». Ces mots ont été interprétés par de nombreuses capitales et commentateurs comme une menace voilée d’action musclée.
L’Irak a poursuivi hier ses attaques contre le Conseil de sécurité de l’Onu, l’accusant de tenter d’ouvrir la voie au retour des experts en désarmement, catégoriquement rejeté par Bagdad. Pour le journal officiel as-Saoura, «le Conseil de sécurité n’a pas le droit d’abroger la résolution 687 pour la remplacer par la maudite 1284», adoptée en 1999 et rejetée par les autorités irakiennes. La 1284 prévoit une suspension des sanctions en échange d’une coopération totale de Bagdad avec une nouvelle commission de l’Onu sur les armements mise en place pour s’assurer du respect des requêtes sur l’élimination des armes de destruction massive. L’Irak estime s’être conformé à la 687, prévoyant notamment la création de la Commission spéciale de l’Onu pour le désarmement irakien (Unscom), dont les...
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