Washington opposé à la reconnaissance du gouvernement Rabbani
le 28 novembre 2001 à 00h00
Les États-Unis ont fait savoir à la Russie et à d’autres pays qu’ils étaient hostiles à la reconnaissance de fait du pouvoir de l’ancien président Burhanuddin Rabbani à Kaboul, estimant qu’il n’était pas «viable», a indiqué hier un haut responsable américain. Washington, a-t-il ajouté, n’est pas opposé à une présence diplomatique à Kaboul pour aider les efforts humanitaires, à condition que cela «ne soit pas interprété comme la constitution de relations diplomatiques» auprès de M. Rabbani, a-t-il ajouté. «Le soi-disant gouvernement Rabbani ne constitue pas un successeur viable aux talibans», a-t-il insisté, ajoutant que Washington était intervenu à ce sujet auprès de Moscou mais aussi «de nombreux autres pays». Le président Rabbani, un Tadjik, déposé par les talibans en 1996, est revenu mi-novembre à Kaboul après la victoire des forces de l’Alliance du Nord contre la milice fondamentaliste. M. Rabbani est toujours sur le papier le président de l’Afghanistan reconnu par les Nations unies, qui s’efforcent toutefois désormais de mettre en place un pouvoir de transition à Kaboul, représentatif de toutes les communautés du pays. M. Rabbani a, depuis Dubaï, minimisé mardi la portée de la conférence de Bonn, activement soutenue par les États-Unis, affirmant qu’elle ne devait pas prendre de «mesures décisives» et que les délégués qui y participent avaient des «prérogatives limitées». Le président afghan déchu a par ailleurs annoncé des contacts en vue d’une rencontre avec le président pakistanais Pervez Musharraf, ex-allié des talibans.
Les États-Unis ont fait savoir à la Russie et à d’autres pays qu’ils étaient hostiles à la reconnaissance de fait du pouvoir de l’ancien président Burhanuddin Rabbani à Kaboul, estimant qu’il n’était pas «viable», a indiqué hier un haut responsable américain. Washington, a-t-il ajouté, n’est pas opposé à une présence diplomatique à Kaboul pour aider les efforts humanitaires, à condition que cela «ne soit pas interprété comme la constitution de relations diplomatiques» auprès de M. Rabbani, a-t-il ajouté. «Le soi-disant gouvernement Rabbani ne constitue pas un successeur viable aux talibans», a-t-il insisté, ajoutant que Washington était intervenu à ce sujet auprès de Moscou mais aussi «de nombreux autres pays». Le président Rabbani, un Tadjik, déposé par les talibans en 1996, est revenu...
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