L’Australie, une nouvelle fois écartée d’une phase finale de Coupe du monde de football après sa défaite contre l’Uruguay (3-0) dimanche en barrage retour, s’interroge sur l’avenir du «soccer» dans la région et réclame un qualifié direct pour l’Océanie. «Je crois que l’Océanie devrait avoir un accès direct» à la phase finale, a déclaré le coach australien Frank Farina après la défaite des siens à Montevideo. Un argument de poids plaide en sa faveur : l’Océanie n’a pas eu de représentant en phase finale depuis vingt ans. C’était la Nouvelle-Zélande en Espagne en 1982. «Nos matches de qualification se résument à deux matches et je ne pense pas que cela soit juste», affirme l’ex-footballeur Robbie Slater. La Nouvelle-Zélande mise à part, l’Australie n’a pas de rival dans sa zone. En match éliminatoire, les coéquipiers de Kewell ont présenté la meilleure attaque du monde en passant 66 buts aux Fidji (victoire 2-0), aux Samoa (11-0), à Tonga (22-0) et aux Samoa américaines (31-0) ! Mais le rêve se brise dès que le niveau monte. À quatre ans d’intervalle, l’Australie a échoué pour la deuxième fois au stade des barrages. Au stade du Centenaire, à Montevideo, les Socceros n’ont pas su préserver leur maigre avantage du match aller (1-0). Ils avaient raté la Coupe du monde 1998 en France après un barrage contre l’Iran (1-1 en Iran, 2-2 en Australie). «Le cauchemar de la Coupe du monde continue», résumait hier matin le quotidien Sydney Morning Herald. Fatalistes Le football australien, qui n’a pas participé au Mondial depuis 1974, misait sur une qualification en Corée du Sud et au Japon (31 mai-30 juin 2002) pour effacer une dette de 1,7 million de dollars australiens (1 M d’euros environ). Le «soccer» a été affaibli par l’exode de plus d’une centaine de joueurs vers l’Europe, principalement vers la Grande-Bretagne. Pendant que des espoirs australiens brillent en Angleterre, plusieurs clubs connaissent des situations financières très délicates. «Ce n’est sans doute pas un pas en avant, mais le jeu survivra», prédit Slater. Un certain fatalisme régnait hier dans le pays continent. «Nous devons nous rendre à l’évidence. Le rugby et le cricket, aucun problème. Mais en football, nous n’arriverons jamais à nos fins», écrivait par exemple un internaute déçu sur le site Internet du Sydney Morning Herald. Pour autant, les Australiens estimaient que les Uruguayens, sacrés champions du monde à deux reprises (1930 et 1950), qui retrouvent une phase finale pour la première fois depuis 1990, avaient entièrement mérité leur qualification.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Australie, une nouvelle fois écartée d’une phase finale de Coupe du monde de football après sa défaite contre l’Uruguay (3-0) dimanche en barrage retour, s’interroge sur l’avenir du «soccer» dans la région et réclame un qualifié direct pour l’Océanie. «Je crois que l’Océanie devrait avoir un accès direct» à la phase finale, a déclaré le coach australien Frank Farina après la défaite des siens à Montevideo. Un argument de poids plaide en sa faveur : l’Océanie n’a pas eu de représentant en phase finale depuis vingt ans. C’était la Nouvelle-Zélande en Espagne en 1982. «Nos matches de qualification se résument à deux matches et je ne pense pas que cela soit juste», affirme l’ex-footballeur Robbie Slater. La Nouvelle-Zélande mise à part, l’Australie n’a pas de rival dans sa zone. En...